Lubumbashi, 27 mars 2026 (ACP).- Une demande de réparation financière, sous réserve des conclusions des enquêtes judiciaires en cours, a été sollicitée par une ONG à Lubumbashi, au Haut-Katanga (sud-est de la République démocratique du Congo), face à la gravité des préjudices physique, psychologique et moral subis par une femme en salle d’accouchement à Kinshasa, a-t-on appris vendredi de source associative.
«Nous sollicitons un montant de 500.000.000 USD (dollars américains), pour une demande de réparation financière, sous réserve des conclusions des enquêtes judiciaires en cours face à la gravité des préjudices physique, psychologique et moral subis par une femme après l’accouchement dans un hôpital de référence à Kinshasa», a déclaré Adèle Kuaku Basoba, directrice exécutive de l’ONG «Village d’enfants Congo».
Elle a exprimé sa profonde indignation et sa vive préoccupation suite aux faits graves rapportés à l’hôpital général de référence de Kinkole, impliquant des actes de violences présumées sur une patiente en situation post-partum.
«En tant qu’organisation engagée dans la protection des enfants, des femmes et des familles, nous condamnons fermement tout acte de maltraitance dans les structures de santé, lesquelles doivent demeurer des lieux de protection, de soins et de confiance», a-t-elle indiqué, rappelant que toute femme en situation de vulnérabilité après l’accouchement a droit à des soins respectueux et sécurisés, soulignant qu’aucun contexte ne peut justifier l’usage de la violence en milieu médical.
Par ailleurs, «Village d’enfants Congo» a sollicité l’implication personnelle du Chef de l’État et de la Première Ministre pour obtenir réparation en faveur de cette femme victime de violences.
Pour cette structure de défense des droits humains, ces actes constituent une «atteinte inacceptable à la dignité humaine» et une violation flagrante de la déontologie médicale.
ACP/ODM

