Afrique du Sud : l’athlète Oscar Pistorius bénéficie d’une liberté conditionnelle

Kinshasa, 5 janvier 2024 (ACP).- L’athlète paralympique sud-africain Oscar Pistorius, accusé d’avoir tué la mannequine Reeva Steenkamp, a bénéficié d’une libération conditionnelle et se trouve désormais chez-lui, a appris l’ACP vendredi d’un communiqué.

« Oscar Pistorius a été admis dans le système correctionnel communautaire bénéficie d’une libération conditionnelle et est maintenant chez lui », a-t-on lu dans le communiqué.

Ni l’heure, ni les détails logistiques n’avaient été communiqués au préalable par les autorités qui ont invoqué des raisons de « sécurité ». Le sextuple champion paralympique a l’interdiction de s’exprimer dans les médias.

Pour des raisons de sécurité, le ministère n’a pas donné plus de détails sur la libération de Pistorius. Le sextuple champion paralympique a l’interdiction de s’exprimer dans les médias.

Par ailleurs, la famille Steenkamp ne s’était pas formellement opposée à la libération conditionnelle de l’ex-champion. Mais June Steenkamp, la mère de la défunte, avait affirmé « ne toujours pas croire à la version des faits d’Oscar » et être convaincue que ce dernier ne s’était pas réhabilité en détention.

Dans le cadre de sa demande de liberté conditionnelle, obtenue le 24 novembre, Oscar Pistorius a rencontré en 2023 les parents de Reeva Steenkamp. Une étape obligatoire, qui permet, selon les autorités, de s’assurer que les détenus « reconnaissent le mal causé ».

« Nous, qui sommes encore là, nous sommes condamnés à vie », a regretté June Steenkamp. Demandant si « justice a été rendue à Reeva » et si « Oscar a purgé une peine suffisante », elle a expliqué qu »‘il n’y a jamais de justice dans la mesure où l’être cher ne reviendra jamais ».

La famille Steenkamp ne s’était pas formellement opposée à la libération conditionnelle de l’ex-champion. Mais June Steenkamp avait affirmé ne toujours pas croire « à la version des faits d’Oscar » et être convaincue que ce dernier « ne s’est pas réhabilité » en détention.

Gestion de la colère

Dans la nuit du 13 au 14 février 2013, Oscar Pistorius avait tué la mannequine Reeva Steenkamp, 29 ans, en tirant quatre fois à travers la porte de la salle de bain de sa chambre, dans sa maison ultra-sécurisée de Pretoria.

Arrêté au petit matin de la Saint-Valentin 2013, Pistorius nie avoir fait feu dans un accès de rage, affirmant avoir cru à la présence d’un cambrioleur. Une version qu’il maintient tout au long de la saga judiciaire qui tient les médias en haleine pendant les quatre années suivantes.

Au terme de son premier procès ouvert en 2014 et retransmis en direct à la télévision, le coureur surnommé « Blade runner », en référence à ses prothèses de carbone, écope de cinq ans de prison pour homicide involontaire.

Mais le parquet estime la peine « scandaleusement clémente » et réclame une requalification en meurtre. Après plusieurs appels et la lecture crue d’un rapport d’autopsie de la victime qui provoqua les vomissements de l’accusé, ce dernier est finalement condamné fin 2017 à 13 ans et cinq mois de réclusion pour meurtre.

La loi sud-africaine prévoit qu’un condamné est éligible à un aménagement de peine une fois la moitié de sa peine écoulée. Fin novembre, l’administration pénitentiaire a annoncé la remise en liberté anticipée d’Oscar Pistorius.

Dans le cadre de son placement en conditionnelle jusqu’à la fin de sa peine en 2029, Oscar Pistorius doit suivre une thérapie sur la gestion de la colère et un programme sur les violences faites aux femmes.

Il n’est pas autorisé à consommer de l’alcool. Il doit aussi accomplir des travaux d’intérêt général, mais doit être présent à un domicile désigné dans une banlieue de Pretoria à certaines heures de la journée. ACP/ODM

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