Accord RDC-Rwanda : « que cette signature mette fin aux atrocités que subissent nos populations »

Bruxelles, 05 décembre 2025 (ACP).- «Que cette signature mette fin aux atrocités que nos populations subissent », a dit, vendredi, le ministre congolais des Droits humains, lors d’une conférence à Bruxelles (Belgique), en marge de la signature à Washington (USA), de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.

« C’est un début d’espoir pour les deux nations (…) Que cette signature soit une nouvelle ère entre la RDC et le Rwanda. Qu’elle mette vraiment fin aux atrocités que nos populations subissent depuis plus de 30 ans », a déclaré Samuel Mbamba, ministre congolais des Droits humains.

D’après ce membre du gouvernement, « il est l’heure d’une justice transitionnelle ; l’heure de la vérité, des réparations et de la non-répétition ».

Devant plusieurs jeunes de la diaspora congolaise et de responsables politiques belges, le ministre des Droits humains a appelé à la reconnaissance du génocide congolais et à l’engagement de la diaspora pour la justice et la paix. Dans ce cadre, Samuel Mbemba a exhorté la jeunesse congolaise à s’engager dans ce combat pour que les victimes ne soient pas oubliées.

Pour le ministre congolais, l’objectif de cette conférence était clair, celui de sensibiliser la diaspora à la situation dramatique qui sévit depuis plusieurs décennies dans l’Est de la RDC, avant de rappeler l’urgence de faire reconnaître les atrocités perpétrées contre les populations civiles et la nécessité pour la diaspora de s’approprier ce combat.

Tout mettre en œuvre pour stopper et faire connaitre le génocide congolais

Les participants lors de la conférence

De son côté, la députée fédérale Lydia Mutyebele a souligné l’importance de tout mettre en œuvre pour stopper les atrocités commis dans l’Est de la RDC et faire connaître le génocide congolais à travers le monde.

Pour Gisèle Mandaila, députée bruxelloise, cette mobilisation citoyenne est essentielle pour fournir aux politiques les éléments factuels et nécessaires afin de plaider dans divers parlements du monde, la reconnaissance du génocide en RDC. Elle a salué l’engagement des jeunes, avant de marteler que « défendre cette cause, c’est défendre l’humanité ».

Cette conférence a réuni de responsables politiques, étudiants et membres de la diaspora. Elle a renforcé l’idée selon laquelle la reconnaissance du Genocost et la quête de justice reposent aussi sur la mobilisation citoyenne. Un seul message à retenir dans ces assises, à savoir : « la paix durable ne pourra émerger qu’en conjuguant mémoire, vérité et engagement collectif ». ACP/UKB

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