Kinshasa, 23 février 2023 (ACP).- Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant au premier degré dans l’affaire d’assassinat de l’ambassadeur d’Italie en République démocratique du Congo (RDC), Lucas Attanasio, et ses deux compagnons, s’est déclaré suffisamment éclairé, après quatre mois d’instruction, avant de fixer la cause au mercredi 3 mars.
« Il ressort des vidéos prises par les OPJ lors de l’instruction préparatoire à Goma et visionnées à l’audience tenue ce mercredi à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, que le diplomate italien, son garde du corps, Victtorio Lacovacis et son chauffeur Mustapha Milambo, avaient été tués le 22 février 2021 dans une embuscade tendue aux abords du Parc national des Virunga, dans la province du Nord-Kivu », a conclu , après débat entre les parties au procès, le tribunal présidé par le Major magistrat ,Freddy Eume Mpia, avant de renvoyer la cause au mercredi 1er mars 2023, pour recevoir la réquisition du ministère public ainsi que les plaidoiries des avocats.
Il s’agit, selon le tribunal, des prévenus Prince Marco Shimiyimana, André Murwanashaka Mushahara, Issa Sebanyani, Antoine Bahati Kiboko et Samuel Amidu Sembinya Babu, alias Ombeni.
Désigné par ses co-prévenus comme celui qui a tiré sur les trois victimes lors de l’échange des tirs avec les écogardes du parc, le prévenu Prince Marco, qui a pourtant reconnu son visage sur les vidéos, a remis en cause toutes les déclarations qu’il avait faites librement, parlant d’un montage.
Ces prévenus, faisant tous partie du groupe armé et terroriste du M23, ont été arrêtés par les services de défense et de sécurité de la RDC.
L’ambassadeur d’Italie en RDC, Luca Attanasio, 43 ans, est mort le 22 février 2021, dans la localité de Kibumba, territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu, après avoir été blessé par balles lorsque le convoi du Programme alimentaire mondial (PAM), à bord duquel il circulait avait été pris dans une embuscade, aux abords du parc national des Virunga.
Son garde du corps italien, le carabinier Vittorio Lacovacci, et un chauffeur congolais du PAM, Mustapha Milambo, avaient été également tués, rappelle-t-on. ACP/ODM

