Kinshasa, 27 juin (ACP).- La compagnie aérienne Air France a annoncé la reprise de ses vols sur la liaison Paris–Kinshasa, après une suspension temporaire consécutive à la confirmation d’un cas d’Ebola concernant un passager ayant emprunté cette ligne, a indiqué la compagnie samedi.La reprise des opérations est prévue ce samedi 27 juin.
Air France précise que «des contrôles sanitaires renforcés sont prévus avant l’embarquement à l’aéroport de Kinshasa».
Le passager concerné, un médecin de nationalité congolaise travaillant pour une ONG et résidant en France, revenait d’une mission dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo , où il avait participé à des activités liées à la riposte contre l’épidémie.
À son arrivée à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, il s’est présenté de lui-même au service médical d’urgence. Il a été immédiatement pris en charge avant d’être hospitalisé dans un établissement parisien.
Selon les informations disponibles, il présentait déjà des symptômes avant l’embarquement et son état s’est légèrement dégradé au cours du vol.
Cinq personnes, dont un membre d’équipage, identifiées comme ayant été en contact avec le patient, ont été placées en isolement à titre préventif.
Les autorités sanitaires françaises et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estiment toutefois que le risque de propagation demeure limité.
Selon les spécialistes, le virus Ebola se transmet principalement par contact direct avec les fluides biologiques d’une personne infectée ou avec des surfaces contaminées.
Le risque de transmission en milieu aérien est, en revanche, considéré comme très faible.Air France précise avoir «procédé à la désinfection de l’appareil ayant assuré le vol» et avoir transmis la liste des passagers aux autorités sanitaires afin de faciliter le suivi des contacts.
La compagnie souligne que «la santé et la sécurité de ses clients et de ses membres d’équipage sont des impératifs absolus» et affirme agir en étroite coordination avec les autorités compétentes afin de renforcer les mesures de contrôle sanitaire. ACP/GM.

