Année 2026 : effectivité de la pacification, après trois décennies de guerre 

Kinshasa, 05 janvier 2026 (ACP).- L’année 2026 s’annonce comme une étape décisive pour la République démocratique du Congo (RDC), résolument engagée sur la voie de la pacification de son territoire après plus de trois décennies de conflits armés meurtriers et des déplacements massifs de populations, particulièrement dans l’Est.

Cette dynamique nouvelle s’inscrit dans la continuité des efforts diplomatiques et sécuritaires menés par le Gouvernement congolais sous le leadership du Président de la République, Félix Tshisekedi, visant à mettre fin à l’agression persistante de la coalition armée rwandaise et ses supplétifs du M23/AFC.

Ces démarches ont notamment abouti à l’adoption à l’unanimité, le 21 février 2025, de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi qu’à la signature, le 4 décembre 2025 à Washington, d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, sous la médiation du Président américain Donald Trump.

La résolution 2773 du Conseil de sécurité a réaffirmé l’attachement de la communauté internationale au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Elle a condamné explicitement le Rwanda pour son soutien à l’agression menée dans l’Est sous couvert du groupe M23-AFC, tout en exigeant le retrait immédiat des forces étrangères présentes sur le sol congolais.

Le texte onusien appelle également à la cessation des hostilités et à l’instauration d’un cessez-le-feu durable entre les parties impliquées, constituant ainsi une base juridique essentielle pour la restauration de la paix.

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité tenue le 12 décembre 2025 à New York, consacrée à la situation sécuritaire en RDC après la chute de la ville d’Uvira (Sud-Kivu), la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, avait interpellé les membres du Conseil sur la nécessité de passer de la décision à l’action.

« La résolution 2773 demeure la boussole de l’engagement onusien. Elle doit être appliquée dans toute sa portée, sans ambiguïté ni exception », avait-elle insisté, soulignant que la responsabilité du Conseil de sécurité ne peut se limiter à l’adoption de textes, mais à leur mise en œuvre effective.

Elle avait, à cette occasion, averti que l’impunité prolongée ne pouvait plus être tolérée et que le peuple congolais ne devait plus payer le prix de résolutions non appliquées.

L’accord de Washington, base d’une paix durable

Dans le prolongement de cette séquence diplomatique, le Président Félix Tshisekedi et son homologue rwandais ont signé, le 4 décembre 2025 à Washington, un accord de paix présenté comme un jalon majeur vers une stabilisation durable de la région des Grands Lacs.

Selon l’ambassade des États-Unis en RDC, cet accord historique vise à « mettre fin à des décennies de conflit, favoriser la coopération économique et jeter les bases d’une paix durable », tout en réaffirmant l’engagement des parties à mettre en œuvre l’accord de paix conclu le 27 juin 2025 et à concrétiser la vision du Cadre d’intégration économique régionale (REIF).

Outre cet accord, plusieurs instruments bilatéraux ont été paraphés, notamment un accord de partenariat stratégique entre la RDC et les USA ainsi qu’un protocole d’accord sur un partenariat élargi en matière de sécurité.

Les autorités américaines ont, de leur côté, réaffirmé leur détermination à veiller au respect des engagements pris. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait notamment promis, le 13 décembre 2025, des actions concrètes pour garantir l’application des accords signés sous l’égide du Président Donald Trump.

À l’orée de 2026, la RDC attend désormais la mise en œuvre effective de ces engagements diplomatiques et sécuritaires, condition indispensable pour permettre aux Congolaises et Congolais de vivre en paix sur l’ensemble du territoire national et de se consacrer pleinement aux efforts de reconstruction et de développement.

La pacification du pays apparaît ainsi comme le socle sur lequel la RDC entend bâtir une nouvelle étape de son histoire, tournée vers la stabilité, la souveraineté retrouvée et la prospérité partagée.

Il est inconcevable que les USA signent des accords qui ne seront pas mis en application, a analysé un diplomate occidental. 

Les signaux de Washington en faveur de la paix dans la région est sans équivoque: « En moins d’une année, j’ai mis fin aux conflits entre la RDC et le Rwanda qui a fait 10 millions de morts », a tranché l’Américain Trump, le 4 décembre à Washington. 

De son côté, le président Tshisekedi a répété à plusieurs reprises que cette fois-ci il tient à obtenir une paix définitive et durable pour l’Est de la RDC. 

ACP/C.L.

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