Kinshasa, 12 octobre 2026 (ACP).- Une compilation comparative des indicateurs légués en 2019 et leur évolution actuelle en République démocratique du Congo (RDC) donne la mesure des exploits revendiqués ainsi que des actes de prédation dissimulés derrière des opérations inavouables détectées par le Fonds monétaire international (FMI), selon des statistiques réunies dimanche par un groupe d’économistes.

Le Produit intérieur brut (PIB) est passé de 48 milliards à plus de 120 milliards USD en 2026. Le budget national réellement exécuté est passé de 5,7 milliards à plus de 14 milliards USD en 2025. Quant aux réserves internationales, elles ont été évaluées à 883 millions USD à fin 2018, mais caracolent présentement autour de 7,8 milliards USD. Ces performances économiques se traduisent aujourd’hui en gain social par la gratuité de l’enseignement de base, la gratuité de la maternité ou encore par la construction des routes, aéroports et barrages.
Depuis l’année 2019, qui coïncide avec le début de la magistrature du président de la République, Félix Tshisekedi, l’économie de la RDC a basculé nettement dans une trajectoire qui allie à la fois mobilisation accrue des recettes publiques, réformes majeures dans les finances publiques et dans le climat des affaires, et dynamisme économique qui se traduit par l’accroissement du PIB.
Bien plus, l’avènement du président Tshisekedi coïncide avec une nette amélioration des indicateurs macro-économiques du pays non sans compter la consolidation de la coopération avec les partenaires techniques et financiers internationaux notamment le FMI et la Banque mondiale.
Pourtant, la RDC et le reste du monde ont connu des crises majeures qui ont secoué toutes les économies de la planète ces sept dernières années.
D’abord, la pandémie de coronavirus, dès janvier 2020, a provoqué la plus grande récession économique au monde depuis la deuxième guerre mondiale. Ensuite, il y a eu la guerre russo-ukrainienne dès février 2022 qui a énormément perturbé le commerce international et particulièrement les chaines d’approvisionnement de l’industrie mondiale, sachant que l’économie congolaise repose sur l’exportation de ses produits miniers notamment.
Enfin, la plus récente guerre dans le moyen orient entre les Etats-Unis d’Amérique et l’Iran, qui se focalise actuellement dans le Détroit d’Ormuz, impacte les cours des produits pétroliers avec une incidence sur toutes les économies.
A ces crises qui ont frontalement affecté le commerce international et perturbé les chaines d’approvisionnement de l’industrie mondiale, sur le plan national, malgré l’agression rwandaise, débutée dès novembre 2021 à ce jour, l’économie congolaise ne cesse de poursuivre sa trajectoire économique qui reste faite de croissance et de résilience face aux facteurs endogènes et exogènes.
En clair, qu’il s’agisse du budget national, du PIB, des réserves internationales ou encore d’autres agrégats macroéconomiques, le parcours de la RDC de ces sept dernières années montre que le pays est sur la voie de la reconstruction et de la transformation économique et sociale.
Pour preuve, depuis 2019 la RDC n’a connu que de croissance économique positive, même au plus fort de la pandémie de coronavirus en 2020.
Les chiffres clés
hérités le 20 janvier 2019,
Un budget exécuté en 2018 de l’ordre de 5,7 milliards USD pour un PIB de 48 milliards USD. Quant aux réserves internationales du pays, elles sont plafonnées, en décembre 2018, à 883 millions USD, représentant à peine 3 semaines et 5 jours d’importations des biens et services sur fonds propres du gouvernement.
En ce moment, le FMI a déjà suspendu sa coopération formelle avec la RDC et la Banque mondiale n’octroie plus d’appui budgétaire à cause de la mauvaise gouvernance.
Principaux agrégats économiques : Avant 2019 contre après 2019
Plus de sept ans après, à l’analyse des données fournies par la Banque centrale du Congo, l’économie de la RDC a pris du volume. En ce qui concerne le PIB par exemple, Kinshasa revendique en 2026 un PIB nominal de 123 milliards USD. Comparé à son niveau de fin 2018, le PIB de la RDC a augmenté de 156% en sept ans. Et ceci se démontre notamment par le volume de production nationale. Par exemple, dans le secteur minier, le poumon de l’économie du pays, la production du cuivre est partie de 1,2 million de tonnes en 2018 à 3,4 millions de tonnes en 2025, soit un accroissement de la production de 183%. Il en est de même de la production du cobalt qui est passée de 106.000 tonnes en 2018 à plus de 198.844 tonnes en 2024, en excluant l’année 2025 où la RDC a volontairement suspendu, de février à septembre, ses exportations de ce métal stratégique.
En ce qui concerne le budget national. Le dernier budget national exécuté par l’ancien régime en 2018 a été de 5,7 milliards USD, selon le rapport de la Cour des comptes. Alors que le budget exécuté en 2025, selon la loi de reddition des comptes, est de 14 milliards USD. Autant dire que depuis 2019, le budget réellement exécuté de la RDC est passé de 5,7 milliards en 2018 à 14 milliards USD en 2025, soit un accroissement de 145%.
Et pour cette année 2026, le Gouvernement mise sur un budget de 22 milliards USD.
Un autre agrégat important qui montre la solidité des indicateurs macroéconomiques de la RDC est celui des réserves internationales. A fin septembre 2026, la RDC détient des réserves de changes de l’ordre de 7,8 milliards USD, représentant quasiment trois mois d’importation des biens et services sur fonds propres du Gouvernement. Cette augmentation exponentielle des réserves internationales tranche avec les 883 millions USD trouvées dans les coffres forts de la Banque centrale du Congo à l’avènement du président Tshisekedi.
Quant à l’endettement public évalué à 5,1 milliards USD à fin 2018, la RDC d’aujourd’hui, avec ses 18,5 milliards USD de dette publique à fin septembre 2026, est loin d’atteindre le stade d’implosion comme l’allègue certaines officines. Le ratio de la dette publique de la RDC par rapport au PIB, à moins de 20%, indique qu’elle est soutenable.
Les pays de l’Afrique Sub-Saharienne affichent en moyenne un niveau d’endettement de 60 % par rapport à leur PIB.
Pour autant, c’est avec cet endettement que la RDC a pu assurer la gratuité de l’enseignement de base, la gratuité de la maternité ou encore la mise en place d’un système d’assurance de santé pour les Professeurs des Universités et les Magistrats ainsi que la construction des diverses infrastructures de base.
Pour la première fois de son histoire, le pays a conclu avec succès son programme économique avec le FMI en 2024 et est en train d’exécuter le deuxième du genre.
Bien plus, le Gouvernement a pu même lever 1,25 milliard USD avec les eurobonds lancés en avril 2026. En outre, des moyens conséquents sont alloués pour la réalisation des infrastructures de base notamment des routes, des aéroports, des barrages, etc.
ACP/

