Kinshasa, 9 septembre 2025 (ACP).- Le président Félix Tshisekedi est attaché au respect des engagements pris à Washington fin septembre-début octobre par la République démocratique du Congo et le Rwanda d’abandonner « la rhétorique hostile », une demande rwandaise, actée devant des Etats-témoins notamment les Etats-Unis et le Togo, ce, le cadre du Comité conjoint de surveillance.
Dans le communiqué daté du 2 octobre le comité de surveillance a rappelé « la nécessité d’une mise en œuvre intégrale de l’accord, en actes comme en paroles, appelant à l’abandon de toute rhétorique hostile, notamment dans les instances internationales », avaient convenu Kinshasa et Kigali devant des Etats-témoins notamment les Etats-Unis et le Togo ainsi que des organisations comme l’Union africaine (UA).
Respectueux des engagements, le président Tshisekedi a suspendu sa plaidoirie en faveur des sanctions contre les dirigeants bellicistes rwandais pour tendre sa main dans une proposition de « paix des braves ».
Du côté rwandais, très peu penché vers le respect des engagements, le ministre des Affaires étrangères et la porte-parole sont sortis de bois pour emboucher avec ascendance le discours de justifications et de victimisation. Habituels d’ailleurs !
Flegmatique, le Chef de l’Etat est allé dans le sens opposé pour démontrer qu’il est possible de construire la paix.
En bon stratège, le chef de l’Etat s’est aussi adressé à l’envoyé spécial du président américain Donald Trump, présent dans cette salle où se déroulait le Forum Global Gateway à Bruxelles.
« J’ai vu ici dans la salle également l’émissaire du Président Donald Trump, dont je salue l’implication dans la crise qui frappe mon pays », a-t-il dit.
Toujours reconnaissant, le Président congolais a également remercié son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa, qui n’avait pas hésité à envoyer dans l’Est congolais ses troupes dont « des éléments sont tombés sur le champ d’honneur » face à l’agresseur rwandais, sans oublier les « amis et frères » du Qatar.
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