Des propositions d’ACAJ au Président Tshisekedi pour mettre fin à l’insécurité dans le Haut-Katanga

Kinshasa, 15 février 2021 (ACP).- L’Association pour l’accès à la justice (ACAJ) de Me Georges Kapiamba a fait des propositions au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en vue de mettre fin à l’insécurité dans la province de Haut-Katanga, indique cette structure citoyenne dans un communiqué parvenu lundi à l’ACP.

L’ACAJ a proposé au Chef de l’Etat à donner des injonctions claires aux autorités provinciales pour identifier les places stratégiques de la ville de Lubumbashi et y installer un système de vidéosurveillance, pour intensifier les patrouilles diurne et nocturne, pour mettre en place un système cohérent de suivi de l’entretien et de réparation des véhicules d’intervention.

Cette structure citoyenne demande également au Chef de l’Etat d’instruire ces autorités d’ordonner épisodiquement des opérations de bouclage dans les milieux notoirement criminogènes en vue de décourager les criminels avérés et potentiels, de faire contrôler régulièrement les magasins d’armement, ainsi que des armes et munitions détenues par les éléments de la police et de l’armée, mettre à la disposition de la population un numéro vert par lequel il lui serait possible de dénoncer toute entreprise criminelle active ou en gestation ainsi que  de faire octroyer des primes aux éléments de la police et de l’armée compte tenu des exigences sécuritaires actuelles dans la province du Haut-Katanga.

Une insécurité due aux causes exogènes et endogènes

Georges Kapiamba a fait savoir que d’après les enquêtes de son organisation menée sur le terrain, l’insécurité dans le Haut-Katanga est la résultante des causes exogènes et endogènes qui érodent au fil des années le professionnalisme et la capacité opérationnelle des forces de défense et de sécurité.

Les causes exogènes sont notamment, la fermeture de la quasi-totalité des carrières minières artisanales avec comme conséquence, la perte d’emploi pour la jeunesse , les mouvements incessants et non contrôlés des policiers et militaires , une présence nombreuse et inquiétante dans les camps des policiers et militaires sans unités connues, et l’affectation de plusieurs d’entre eux dans des sociétés minières par leurs commandements pour gagner l’argent.

Cette insécurité, a-t-il poursuivi, est due également aux effets pervers de la justice civile ou militaire qui s’illustre dans le marchandage des libertés provisoires accordées à des criminels avérés souvent en complicité avec certains magistrats et gardiens de prisons et de l’absence notoire  d’un contrôle strict de la sortie des armes et munitions des camps militaires.

Concernant les causes endogènes, l’ACAJ a fait savoir que la police nationale congolaise enregistre un nombre important d’éléments irréguliers en tenue mais sans matricule ni affectation connue, le refus de plusieurs éléments voire des officiers de déférer aux mutations décidées par la hiérarchie, ainsi que les moyens de transport qui sont gérés par les bourgmestres pendant que ces derniers ne disposent pas des véhicules d’intervention. ACP/kayu

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