Kinshasa, 20 juillet 2026 (ACP).- Le conseil national de la jeunesse de la République démocratique du Congo (CNJ-RDC) a exprimé son opposition face à la participation des auteurs des crimes graves commis au pays, dans une déclaration faite lundi à Kinshasa, la capitale, après l’annonce de la convocation de ces assisses par le Chef de l’Etat.
« Le conseil national de la Jeunesse de la République démocratique du Congo (CNJ-RDC) réaffirme son attachement au principe selon lequel les auteurs de crimes graves commis contre le peuple congolais doivent répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes. La mémoire des victimes doit être préservée, les survivants doivent obtenir vérité, justice et réparation à travers les mécanismes existants, afin que de telles tragédies ne puissent plus jamais se reproduire », a déclaré Claude Mbiyi, président de cette structure.
« Le dialogue national ne saurait, en aucun cas, se substituer à la justice ni servir de cadre d’impunité. Il doit être fondé sur les principes de vérité, de justice, de réconciliation et de responsabilité, dans l’intérêt supérieur de la Nation », a-t-il ajouté.
Le président de la CNJ-RDC a salué, par la même occasion, l’initiative du Chef de l’État de convoquer le « Dialogue national inclusif » qui, selon lui, rencontre les recommandations exprimées lors du grand débat de la jeunesse organisé par le conseil national et une attente exprimée par une partie des compatriotes afin de préserver la paix, l’unité nationale et la stabilité du pays.
M. Mbiyi a rappelé que dans un contexte où le pays est marqué par des défis sécuritaires, politiques et sociaux majeurs, « le dialogue demeure un instrument privilégié pour renforcer la cohésion nationale, consolider un front commun face à l’agression et aux tentatives d’infiltration dont notre pays est victime, et favoriser la recherche de solutions durables aux préoccupations des Congolais ».
Il a ,en outre, précisé que la participation du « CNJ-RDC » s’inscrira conformément à la résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies, dans le respect des modalités qui seront fixées par l’ordonnance présidentielle convoquant ce dialogue ainsi que des orientations de la médiation qui en assurera la conduite. ACP/L

