Kinshasa, 28 août 2026 (ACP).-Le désarmement, la démobilisation, la réintégration, le relèvement communautaire et la stabilisation ont été présentés vendredi comme des piliers incontournables de la stratégie nationale face aux défis sécuritaires en République démocratique du Congo (RDC), par un acteur politique à la suite de l’adresse du Chef de l’État consécutive au dialogue national.
« A travers cette adresse à la nation, le Président de la République a confirmé que le désarmement, la démobilisation, la réintégration, le relèvement communautaire et la stabilisation constituent des piliers incontournables de la réponse nationale aux défis sécuritaires », a soutenu le professeur Jean de Dieu Désiré Ntanga.
M. Tanga, également coordonnateur national de ce programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) a salué, à cette occasion, le message du Chef de l’Etat, qui constitue
une orientation renforçant le mandat de sa structure et réaffirmant la volonté de l’État congolais de construire une paix durable fondée sur la réconciliation, la justice et la réinsertion des ex-combattants au service du développement des communautés.
À l’en croire, le Chef de l’État a réaffirmé son engagement en faveur d’une paix durable fondée sur la fin des violences armées et la réintégration responsable des ex-combattants au sein de la société congolaise.
« Dans un message empreint de fermeté et d’ouverture, le Président Tshisekedi a tendu la main à tous ceux qui choisiront de renoncer définitivement aux violences. Il a assuré qu’une voie de retour dans la communauté nationale demeurera accessible aux personnes qui abandonneront sincèrement et de manière vérifiable les groupes armés, tout en condamnant avec vigueur l’agression dont la RDC continue d’être victime », a-t-il dit.
« Le Président de la République a rassuré que leur prise en charge s’inscrit dans le cadre des mécanismes de désarmement, de démobilisation, de réintégration, de relèvement communautaire et de stabilisation, ainsi que dans les dispositifs de justice et de réconciliation », a insisté le coordonnateur du P-DDRCS.
Pour M. Tanga, cette orientation présidentielle conforte la pertinence et la place stratégique du P-DDRCS, principal instrument du Gouvernement chargé d’accompagner la sortie des violences, la réinsertion socioéconomique des ex-combattants et la reconstruction du tissu social dans les zones affectées par les conflits.
À travers ses mécanismes de prise en charge, de réintégration et de relèvement communautaire, le P-DDRCS apparaît comme un acteur clé de la mise en œuvre de cette vision présidentielle visant à transformer les anciens porteurs d’armes en acteurs de paix, tout en renforçant la résilience des communautés touchées par des décennies d’instabilité, a-t-il mentionné.
Selon lui, le Chef de l’État a, par ailleurs, réaffirmé que le processus de Doha demeure le cadre privilégié pour traiter avec l’AFC/M23 des questions liées à la cessation des hostilités, au désengagement, au cantonnement et au désarmement
Le Garant de la nation a clairement indiqué que le futur Dialogue national ne saurait se substituer à ce processus diplomatique en cours, a-t-il affirmé.
Il a, en outre, loué la détermination du Président Tshisekedi, qui a souligné que « les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les actes de génocide ainsi que les violences sexuelles les plus graves ne sauraient faire l’objet d’une amnistie générale, ni être sacrifiés sur l’autel d’un compromis politique ».
Le futur Dialogue se veut être un cadre de cohésion nationale, sans suspension des institutions ni remise en cause du mandat issu des urnes.
ACP/D M

