Bunia, 18 juin 2026 (ACP).- Au total, 896 cas confirmés et 232 décès dus à la maladie à virus Ebola ont été enregistrés en République démocratique du Congo (RDC), 30 jours après la déclaration de l’épidémie en Ituri, dans le Nord-Est, a indiqué le ministre de la Santé, lors d’un briefing de presse jeudi à Bunia, épicentre de cette épidémie.
« À ce jour, nous totalisons 896 cas confirmés d’Ebola et 232 décès confirmés, soit un taux de létalité d’environ 26 %. Nous comptons également 78 personnes guéries après deux tests négatifs consécutifs. Près de 6 000 contacts sont suivis avec un taux de suivi de 71 %, alors que notre objectif est d’atteindre 95 % », a déclaré Roger-Samuel Kamba, le ministre congolais de la Santé.
Selon M. Kamba, l’augmentation du nombre de cas détectés peut aussi être interprétée comme un signe de l’efficacité de la riposte : « Les épidémiologistes considèrent cette hausse comme le résultat du renforcement de la recherche active des cas dans la communauté, permettant d’identifier des malades qui auraient pu échapper à la surveillance ».
Ce briefing était une occasion pour le ministre de la Santé de faire l’évaluation de la situation après trente (30) jours de riposte depuis la déclaration de l’épidémie d’Ebola dans la province de l’Ituri.
Il a, à cette occasion, dressé le bilan de cette période pour toutes les trois provinces touchées par la maladie à virus Ebola, notamment l’Itur, le Nord-Kivu et Sud-Kivu.
Cette mission est la troisième organisée par le gouvernement congolais dans l’intervalle de 30 jours depuis la déclaration de l’épidémie pour s’assurer des actions menées sur terrain pour arrêter la propagation de cette maladie.
Déclarée officiellement le 15 mai 2026, cette 17ème épidémie de maladie à virus Ebola en RDC présente un défi majeur , car elle est causée par la souche Bundibugyo, pour laquelle il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement homologué.
Les États-Unis ont réagi positivement à une demande de la RDC, de 500 doses d’une molécule monoclonale destinées « exclusivement » aux « malades sévères ».
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