Kinshasa, 8 avril 2026 (ACP)-Le président du Sénat de la République démocratique du Congo a appelé mercredi ses homologues africains à exiger des parties impliquées au processus de paix dans l’Est le respect des accords signés dans ce cadre, dans une conférence à Rabat, selon un communiqué de presse parvenu à l’ACP.
« (…) Il convient que notre association invite, mieux exige, des parties impliquées au respect des résolutions des Nations Unies, des déclarations et accords signés tant à Doha qu’à Washington, dans le cadre des processus de paix, dans lesquels nos Etats se sont engagés, pour répondre à cet impératif de paix », a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde, président du Sénat de la RDC, cité dans ce communiqué du Sénat, à l’occasion de l’ouverture de la première conférence annuelle des présidents des Sénats d’Afrique à Rabat au Maroc.
Selon Sama Lukonde, les violations répétées de ces accords entravent le retour durable de la paix tant attendue par les populations, note-t-on.
Pour le speaker de la Chambre des Sages de la RDC, le thème retenue à cette conférence à savoir : « La contribution des chambres hautes des parlements et la consolidation de la démocratie ainsi que la préservation de la paix en Afrique », tombe à point nommé dans un contexte africain en particulier et mondial en général, caractérisé par des conflits qui menacent tant la paix que la démocratie
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Sama Lukonde a rappelé devant ses pairs que la RDC fait l’objet d’une guerre d’agression injuste lui imposée par son voisin le Rwanda, qui instrumentalise et manipule des groupes armés notamment le AFC/M23, semant morts et désolation dans la partie orientale du pays, ce depuis maintenant plus de trente ans.
A cette agression « injuste », a-t-il soutenu, s’ajoute l’activisme des mouvements terroristes ADF.
Il a ainsi convié les chambres hautes des parlements d’Afrique à jouer un rôle stratégique dans le cadre de la diplomatie parlementaire, pour interpeller les Etats et gouvernements à préserver la paix dans le continent par des recommandations courageuses qui appellent à la cessation des conflits.
« La paix est indispensable pour la consolidation de la démocratie. En effet, lorsque la paix est perturbée par des conflits armés, la démocratie se trouve affectée dans son exercice », a-t-il fait savoir.
Le speaker du Sénat de la RDC a émis le vœu de voir l’Association des sénats d’Afrique jouer le rôle de rempart, de la survivance, de la concertation et du dialogue comme voie noble pour prévenir la paix et consolider la démocratie.
Auparavant c’était Mme Kandia Kamissoko Camara, Présidente du Sénat de la République de Côte d’Ivoire et actuelle présidente en exercice de ladite association qui dans son discours inaugural, a exprimé sa gratitude envers le Maroc pour l’organisation de cet événement crucial, soulignant l’importance de la coopération entre les différentes chambres pour relever les défis auxquels sont confrontés les pays africains.
L’idée de la création de cette association, selon elle, est partie de la volonté des parties d’assurer de manière coordonnée, la promotion d’un bicaméralisme aux valeurs et aux réalités africaines.
Mohamed Ould Errachid, Président de la Chambre des Conseils du Royaume du Maroc, avait également pris la parole pour aborder les priorités de l’association, notamment la sécurité, la diplomatie parlementaire et le développement économique en Afrique.
Au cours de ces assises, les participants arrêterons de manière concertée, le thème, le lieu ainsi que les dates de deux prochaines conférences annuelles l’association.
A la même occasion et en application des dispositions des statuts de l’association, les parties prenantes désigneront le prochain président de l’Association, étape essentielle pour assurer la continuité du leadership et impulser une nouvelle dynamique à la coopération interparlementaire.
ACP/Célestin Lutete

