Kinshasa, 27 août 2025 (ACP).- La République démocratique du Congo (RDC) occupe, depuis mars 2025, la deuxième place des pays africains disposant d’un nombre accru de déplacés internes, causés par la guerre d’agression rwandaise dans sa partie orientale, d’après le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés reçu, mardi à Kinshasa, par le Président de la République. « La RDC est le deuxième pays en Afrique avec le plus grand nombre de personnes déplacées internes, soit 5,92 millions au 31 mars 2025 », a déclaré Filippo Grandi, Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés. La première personnalité du HCR, en visite officielle en RDC dans le cadre d’une mission d’évaluation de la situation humanitaire, a dressé un bilan selon lequel la République démocratique du Congo offre l’asile à 515.381 réfugiés, dont 201.568 Rwandais. « Il y a également 1.224.592 réfugiés congolais dans les pays limitrophes dont 78.787 au Rwanda », a-t-il précisé. Le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés a fait savoir, en outre, que le HCR joue le rôle de facilitateur du dialogue et que des résultats concrets peuvent en provenir. « Ces deux derniers jours, il y avait un groupe d’à peu près 600 réfugiés rwandais ou un peu moins ici, en RDC. On a eu l’autorisation des deux États, dans ce contexte tripartite, de les rapatrier et ils sont rentrés de façon correcte chez eux », a révélé Filippo Grandi. La mise en œuvre des engagements pris, dans le cadre de l’accord de paix signé à Washington (USA) et la déclaration de principes de Doha (Qatar), en faveur des réfugiés et des déplacés internes, en République démocratique du Congo, a été également au centre de l’entretien entre le Président congolais et son hôte, à la Cité de l’Union africaine (UA). « Il y a deux ans, le Président Tshisekedi nous avait demandé de revitaliser le dialogue tripartite avec le Rwanda; nous l’avions fait à l’époque. Maintenant, avec l’accord de Washington et les engagements pris à Doha, une ouverture politique s’est produite », a déclaré M. Grandi. Pour lui, « cette ouverture politique va permettre de travailler encore mieux sur ce dossier qui est humanitaire, mais qui a bien-sûr des retombées et des liens avec la situation politique ». Il était aussi question, lors de leurs échanges, de l’harmonisation des messages clés à véhiculer, lors de la conférence internationale sur la paix prévue à Paris (France), en octobre prochain. ACP/

