Guerre d’agression : les politiciens congolais invités à former un corps  pour  contrer  l’ennemi (acteur politique)

Kinshasa, 29 mars 2025(ACP).- L’Opposition de la République démocratique du Congo a  été invitée, vendredi, à Kinshasa, à la cinquième journée des Consultations politiques initiées par le Président de la République démocratique du Congo, à  mettre à profit ces assises pour former un seul corps avec la Majorité,   face à la guerre d’agression.

« (..) J’invite tous les autres acteurs politiques de tous bords, que celui qui n’ira pas, même la maison qu’il occupe reviendra à l’ennemi, ils cesseront d’être Dg, ministre, etc. Donc, nous voulons inviter toute la classe politique,  à  l’unité. Comme Dieu a fait la nature, il n’y a que les oiseaux de même race qui volent ensemble. Nous voulons un Congo uni, où  on met d’abord de côté  la majorité et l’opposition, et nous formons un seul corps, vraiment un seul corps. Et que ceux qui hésitent encore, sachent qu’ils n’ont pas un autre pays que la RDC », a insisté Justin Bitakwira,  personnalité  politique reçu dans le cadre des Consultations  politiques.

«  (..) La RDC  est menacée et une partie de son espace est occupée par un pays voisin. Je ne peux pas vous dire  combien ils tuent par jour, combien ils pillent pour ramener de l’autre côté du Rwanda ; nous avons répondu à  cet appel pour qu’on aide le Chef de l’État à  former ce que j’appellerai  aujourd’hui, les léopards diplomatiques pour faire face à  la menace. D’abord  libérer les parties occupées et développer le pays », a renchéri cet ancien ministre de Développement rural.

De son côté, le sénateur  Pascal Bitika, qui a été reçu en compagnie  de son pair Justin Bitakwira, a lancé un appel direct  à  l’opposition non armée du pays à faire montre de patriotisme en pareille circonstance.

«  Ce qui est vrai, notre pays est en guerre.  Une guerre voulue par l’ennemi  qui nous a pris deux  grandes villes, Goma et Bukavu. Le Chef de l’Etat  est en train de voir la réalité  d’aujourd’hui  et celle de demain. Nous, en tant que patriotes, nous disons à tous nos frères politiciens que nous  puissions laisser de côté nos divergences. Là je vois, nos frères d’Ensemble, de Fayulu et autre ; je vous prie de voir d’abord ce problème crucial et important qui est le Congo, parce qu’aujourd’hui, vous ne serez jamais dans l’opposition si le pays est pris par l’ennemi. On ne sera pas non plus Union sacrée si le pays demeure dans le problèmes« , a-t-il  dit.

«  Pour moi, que toute personne qui sait qu’il est Congolais de sang, acceptions de travailler pour protéger ce Congo que Dieu nous a donné. On ne se bat pas en ordre dispersé. Tout le monde qui est ici porte un sang congolais… Nous devons mettre une croix sur  nos divergences politiques pour gagner cette  bataille, nous devons libérer notre pays. Mais pour le moment, restons unis parce que nous ne pouvons gagner cette guerre qu »en demeurant  » Un et Unis. Nous devons avoir le même langage, pour que la victoire  soit certaine », a souligné. 

 L’heure est à la responsabilité 

Reçu à son tour,  en qualité  de Personnalité politique,  pour le compte de la Majorité, Samy Badibanga  a  interpellé  les forces  vives congolaises sur l’ampleur de la crise qui appelle à une action collective et responsable pour sauver les Congolais  de l’ est ,tués au quotidien par l’armée rwandaise. 

« Nous sommes dans un moment particulier de notre histoire, vu la gravité  de la situation (..). Nous avons souligné l’importance que tout le monde puisse participer. Tout peuple qui perd le contrôle de ses frontières, perd la maitrise de son destin, dit-on.  Et donc l’heure est à la responsabilité, l’heure  est au compromis et l’heure est à la mesure. Nous devons tous travailler  ensemble pour recouvrer notre intégrité territoriale, un principe pas du tout discutable », a fait savoir Samy Badibanga.

« Tout ce que je peux dire, c’est demander aux acteurs politiques, à la Société civile et à  l’Opposition, de bien vouloir répondre à cette invitation. Même s’ils ne sont pas d’accord pour certaines choses, qu’ils viennent le dire, et à  partant  de là, une discussion peut s’engager », a déclaré Samy Badimbanga.«  Tout ce que je peux dire, c’est demander aux acteurs politiques, à la Société civile et à  l’Opposition, de bien vouloir répondre à cette invitation. Même s’ils ne sont pas d’accord pour certaines choses, qu’ils viennent le dire, et à  partant de là, une discussion peut s’engager », a-t-il dit.

« Nous appelons tous ceux qui sont encore sceptiques à venir, d’être  à la démarche du Chef de l’Etat »,   a déclaré José Kalala, président du regroupement  » Alliance pour les valeurs’’ (AV), après  sa rencontre avec Eberande Kolongele.

Prévues pour deux semaines, ces consultations sont ouvertes à la Majorité  parlementaire, l’opposition, la Société civile  ainsi que les personnalités spécifiques  partant de leurs expériences et contributions au développement du pays. ACP/UKB

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