Guerre d’agression : un sommet sur la région des Grands Lacs prévu samedi à Lomé

Kinshasa, 17 janvier 2026 (ACP).- Lomé, capitale togolaise, accueille  samedi un « sommet de haut niveau », consacré à la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, dans un contexte d’agression que subit la République démocratique du Congo de la part de son voisin rwandais, d’après plusieurs médias internationaux.

Cette rencontre internationale est organisée à l’initiative de Faure Gnassingbé, Président du Conseil du Togo et médiateur désigné de l’Union africaine (UA) dans la résolution du conflit entre la RDC et le Rwanda. Elle s’inscrit dans la continuité des démarches internationales déjà engagées, notamment à travers les processus de Washington aux États-Unis d’Amérique et Doha, au Qatar.

L’initiative s’illustre également comme la suite des discussions après la Conférence internationale humanitaire de Paris sur la région des Grands Lacs, tenue en octobre 2025, en France. Elle avait été co-animée par le Togolais Faure Gnassingbé, le Congolais Félix Tshisekedi et le Français Emmanuel Macron.

Le médiateur désigné de l’UA avait, à cette occasion, plaidé pour une approche africaine intégrée, fondée sur le développement et la refondation des mécanismes d’aide.

M. Gnassingbé tentera donc d’unifier les différentes initiatives internationales pour aboutir à un calendrier de paix concret et définitif.

En prélude de la tenue de ce sommet, les Chefs d’État Tshisekedi et Gnassingbé avaient eu une rencontre en tête-à-tête, dans la capitale togolaise, au cours de laquelle ils avaient échangé à fond sur le conflit RDC-Rwanda.

Lors d’une réunion des ministres de la Défense des pays de la Conférence internationale sur les Grands lacs (CIRGL), à Livingstone en Zambie, un message d’alerte avait été lancé sur l’ampleur de l’aggravation de l’insécurité en RDC, qui risque d’embraser toute la région.

En sa qualité de président du comité des ministres de la Défense de la CIRGL, le vice-Premier ministre Guy Kabombo a martelé que « la paix ne peut pas être regardée et conditionnée à des calculs politiques ».

Le vice-Premier ministre congolais a mis un accent particulier sur l’opérationnalisation effective du mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+), comme un test de crédibilité pour la CIRGL et pour la région.

Le président de la Commission de l’UA, Mahamoud Ali Youssouf, et le panel des facilitateurs de l’UA, composé d’Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria, Uhuru Kenyatta, ancien président du Kenya, Mme Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de l’Éthiopie, Mokgweetsi Masisi, ancien président du Botswana, et Mme Catherine Samba-Panza, ancienne présidente de la République centrafricaine, séjournent déjà tous dans la capitale togolaise pour ce grand rendez-vous.

ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet