Kinshasa, 08 avril 2026 (ACP).- Le Président de la République démocratique du Congo a prôné l’instauration d’un nouveau système de gestion des infrastructures, fondé sur la planification, l’anticipation et la durabilité, opposé à la logique de réparation permanente, à l’ouverture, mercredi à Kinshasa, de la première conférence nationale dédiée au secteur.
« Nous devons sortir d’une logique de réparation permanente pour entrer dans une véritable culture de système qui planifie, qui norme, qui entretient, qui anticipe, qui évalue sur le cycle de vie des ouvrages, un système enfin qui intègre les exigences du climat, de l’innovation, de la durabilité et de la compétitivité », a déclaré Félix Tshisekedi, en ouvrant ces travaux, au Centre culturel et artistique d’Afrique centrale.
Il a indiqué que cette option s’impose à une époque où la survie des villes exige des infrastructures résilientes face aux effets néfastes du changement climatique.
« Le changement climatique nous impose désormais de penser à des infrastructures résilientes, capables de supporter des épisodes météorologiques plus extrêmes, des régimes hydrologiques plus instables et une pression accrue sur les sols et les ouvrages. (…) De la même manière, nous devons mieux valoriser les matériaux locaux, promouvoir la recherche approfondie, appliquer, encourager les innovations techniques adaptées à nos réalités environnementales, et intégrer pleinement les outils numériques dans la conception, le suivi, la maintenance et la gestion de nos infrastructures », a soutenu le Chef de l’Etat Congolais.
Il a, à cet effet, énuméré un certain nombre de réalisations et des chantiers infrastructurels en cours, preuves de la détermination de son gouvernement à gagner le pari de la reconstruction nationale, avec l’appui de ses partenaires. Il s’agit notamment, de la réhabilitation de la route nationale n°17 (RN17) principal axe de connectivité du pays et le port en aux profondes de Banana, envisagé comme une importante infrastructure d’accélération du développement économique.
Malgré des contraintes budgétaires majeures, a dit le Président Tshisekedi, le Gouvernement a engagé la réhabilitation de plusieurs tronçons critiques, la modernisation d’infrastructures aéroportuaires, portuaires et administratives.
Il n’y a pas d’infrastructure moderne sans énergie fiable et accessible

« Le quatrième axe est l’intégration des infrastructures énergétiques stratégiques. Il n’y a pas d’infrastructure moderne sans énergie fiable et accessible; il n’y a pas de compétitivité durable sans un socle numérique solide. C’est pourquoi le déploiement de la fibre optique, l’extension des capacités, ainsi que le soutien aux solutions énergétiques décentralisées, notamment solaire (…) doivent accompagner étroitement notre politique d’infrastructure pour transformer nos territoires en espace d’opportunité », a indiqué le Président Congolais.
Dans cette perspective, a-t-il soutenu, chaque kilomètre d’infrastructure réalisée doit être pensé non seulement comme un ouvrage de desserte, mais aussi comme un levier de modernisation économique et de transformation sociale.
Pour poursuivre cet élan de construction nationale, le Chef de l’État a réitéré son appel à l’endroit des différents partenaires pour une collaboration équilibrée transparente et mutuellement bénéfique.
« Pour réussir ce pari, l’implication de toutes les parties prenantes est indispensable. J’en appelle au secteur privé, national comme international pour qu’il s’engage davantage dans le financement, la réalisation, l’entretien et l’exploitation des infrastructures structurantes dans le cadre de partenariat public privé équilibré transparent et mutuellement bénéfique », a conclu le Président Tshisekedi. ACP/C.L.

