Kinshasa, 2 octobre 2026 (ACP).- La nécessité d’un état des lieux financier et opérationnel de l’Inspection générale du travail (IGT), en République démocratique du Congo, avant la mise en œuvre des réformes engagées, a été mise en avant par un député national, a appris vendredi l’ACP de source parlementaire.
« Nous demandons des comptes précis sur l’efficacité de l’Inspection générale du travail (IGT), les rapports des missions de contrôle effectuées dans les grandes entreprises, y compris minières, les sanctions appliquées aux entreprises en infraction et surtout la traçabilité des amendes perçues », a déclaré Éric Tshikuma, élu de la Funa, dans une question d’actualité adressée au ministre de l’Emploi et travail, déposée au Bureau de l’Assemblée nationale le 15 septembre 2026.
Il a souhaité ainsi disposer d’un bilan des contrôles réalisés au cours des 24 derniers mois, notamment dans les grandes entreprises et le secteur minier, ainsi que des suites réservées aux infractions constatées.
« Cet état des lieux doit permettre à l’Assemblée nationale de disposer d’une base claire avant l’implémentation des réformes engagées dans le secteur. Il met particulièrement l’accent sur la traçabilité des recettes issues des amendes, afin d’éclairer leur recouvrement et leur circuit financier », a indiqué M. Tshikuma.
Cette démarche intervient alors que le Président de la République a fait de la réforme de l’IGT une priorité. En juillet 2026, le Gouvernement a été instruit de renforcer notamment l’autonomie administrative et financière de ce service, d’accélérer sa modernisation et sa digitalisation, ainsi que d’harmoniser les pratiques de contrôle et de sanction.
Pour le député, le diagnostic des 24 derniers mois constitue ainsi un passage obligé pour baliser la mise en œuvre de ces réformes et renforcer la protection des travailleurs. ACP/P M

