Kasaï Oriental : la pluralité d’opinions prônée dans le débat sur la réforme constitutionnelle

Mbuji-Mayi, 08 juillet 2026 (ACP).– La pluralité de pensées et d’opinions a été prônée, mercredi, par le président du cadre de concertation de la société civile du Kasaï Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo, dans le débat sur la réforme constitutionnelle, lors d’un échange avec l’ACP.

« Même si on a de bonnes raisons pour dire qu’on ne change pas, on ne peut pas non plus condamner ceux qui disent qu’il faut changer parce que c’est ça la démocratie. Le pays, quand on dit que notre pays c’est le Congo démocratique, ça veut dire quoi ? Nous devons prôner la pluralité de pensées, la pluralité d’opinions. Et ça, ce n’est pas tout simplement dans la classe politique, mais aussi même au sein de la Cenco », a dit l’Abbé Pierre Kabamba, président du cadre de concertation de la société civile. 

« J’ai compris que la dernière lettre ici, la position des évêques est axée sur deux points qui sont en rapport avec la modification de la Constitution. Pour eux, ils disent que nous sommes pendant le temps de guerre. Et parce que nous sommes pendant la guerre, vraiment même notre Constitution ne permet pas qu’on puisse la toucher, ce qui est vrai », a-t-il ajouté.

Pour M. Kabamba, les évêques ont présenté la position globale de ce qu’ils ont signé comme lettre, malgré le fait que chacun d’eux, a une appréhension politique particulière, « parce que les droits politiques ne sont pas liés à une corporation, mais à des individus ».

« Un évêque peut avoir signé, mais il sait personnellement, de lui-même, à lui-même, qu’il n’est pas d’accord avec cette position. Ça veut dire, lui est pour le changement de la Constitution. Donc l’avoir, même s’il a signé, ce n’est pas une contradiction », a-t-il indiqué.

Le président du cadre de concertation de la société civile a rappelé que l’Église est par nature apolitique, mais en son sein, elle a des politiciens de tous bords, de la majorité, de l’opposition, ce qui explique donc la divergence d’opinions.

« Nous devons donc prôner la pluralité de pensées, la pluralité d’opinions. Et ça, ce n’est pas tout simplement dans la classe politique, mais aussi même au sein de la Cenco », a-t-il conclu.  ACP/C/B

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