Kinshasa, 30 janvier 2026 (ACP).– La problématique de la sécurisation des élections en période de guerre a été évoquée vendredi, lors de l’Assemblée générale d’une plateforme d’ONG organisée à Lemba, une commune située dans le centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo.
«En plus de la Police nationale congolaise (PNC), la planification opérationnelle dans le contexte actuel nécessite l’actualisation de son cadre légal en vue de prendre en compte d’autres intervenants, notamment les forces armées de la RDC et d’autres services de sécurité», a déclaré Jérôme Bonso, secrétaire permanent de la structure «Agir pour des élections transparentes et apaisées» (AETA).
Il a proposé, à cet effet, la mise en place d’autres structures civiles appropriées, notamment des comités nationaux et provinciaux de sécurisation des élections ainsi que des centres provinciaux au niveau local, comme des instances de sécurisation électorale.
Selon cet expert électoral, une stratégie particulière de sécurisation est indispensable dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, en Ituri et dans l’espace «Grand Bandundu», secoués d’un côté par des groupes armés contrôlés par le Rwanda, et de l’autre par des conflits ethniques amplifiés par les miliciens «Mobondo».
L’organisation des élections dans ces provinces, a-t-il martelé, demeure un défi majeur en raison de l’instabilité institutionnelle liée à la guerre.
Pour y parvenir, l’AETA a proposé d’intégrer, dans la dynamique de sécurisation des élections, la logique de mutualisation des forces sous la direction d’un commandement opérationnel intégré.
Mobiliser la population pour garantir la transparence

Par ailleurs, Jérôme Bonso a lancé un appel à la mobilisation de la population à la surveillance du processus électoral pour garantir la transparence.
Les objectifs de cette Assemblée générale visent à susciter la mobilisation de la population dans la surveillance du processus électoral, dans le cadre de la planification opérationnelle des élections pour garantir la transparence et l’inclusion du genre dans le processus électoral», a dit l’expert électoral et en stratégie défense.
L’assemblée générale d’AETA avait pour base de discussions le document d’évaluation de l’exercice électoral 2022-2025.
«Cette évaluation de l’AETA s’inscrit dans le cadre du rapport synthèse des activités réalisées sur la période 2022–2025, visant à apprécier la contribution de la plateforme au processus électoral et à la gouvernance démocratique en République démocratique du Congo», a-t-il expliqué.
Cela dans le but de contribuer à une gouvernance démocratique transparente en RDC, à travers la mise en œuvre de réformes juridiques, institutionnelles et techniques crédibles et inclusives. Il s’agit aussi de mener un plaidoyer pour influer sur la tenue et l’organisation effective des élections locales afin de parachever les échéances électorales de 2023 dans le strict respect du délai constitutionnel, a conclu M. Bonso.
ACP/ODM

