Kinshasa : l’appropriation des éco-gestes pour la promotion de l’hygiène environnementale évoquée dans une thèse

Kinshasa, 14 janvier 2026 (ACP).- L’appropriation des éco-gestes pour la promotion de l’hygiène environnementale par les acteurs éducatifs des six premières années de l’éducation de base dans des écoles de Kinshasa, en République démocratique du Congo, a été évoquée, mercredi, dans une thèse de doctorat soutenue à l’Université pédagogique nationale (UPN).

« Cette thèse s’intéresse à l’appropriation des éco-gestes compris comme un simple geste de la vie quotidienne qui contribue à la protection de l’environnement et à la réduction de la pollution pour la promotion de l’hygiène environnementale par les acteurs éducatifs des six premières années de l’éducation de base dans les écoles assainies de la ville de Kinshasa », a déclaré le chef de travaux Papy Kapay, auteur de la thèse.

Il a expliqué que son étude part du principe selon lequel, l’école étant un lieu stratégique de formation des futurs citoyens, joue un rôle crucial dans la construction des comportements éco-responsables et hygiéniques. « Toutefois, malgré l’existence du programme des écoles assainies, de nombreux établissements présentent encore des insuffisances structurelles, organisationnelles et comportementales qui freinent la diffusion adéquate des éco-gestes et la promotion durable de l’hygiène scolaire », a-t-il ajouté.

Selon le récipiendaire, les écoles assainies de Kinshasa constituent un terrain propice à l’éducation éco-hygiénique et que l’appropriation des éco-gestes demeure encore partielle et inégale. 

« Les résultats indiquent que l’appropriation réelle des éco-gestes demeure faible et inégale. Les écoles éprouvent des difficultés à intégrer durablement les pratiques hygiéniques, principalement en raison du manque de formation spécifique des enseignants, de l’insuffisance des infrastructures sanitaires, de l’absence de suivi continu et de la faiblesse de la collaboration entre les acteurs éducatifs », a révélé le chef de travaux, avant d’indiquer que ce constat soulève la problématique de l’enseignement de qualité de l’hygiène, de la pérennité des changements comportementaux et de la durabilité des actions en matière d’hygiène scolaire.

Des réformes structurelles et pédagogiques envisagées

Face à ce tableau, Papy Kapay a appelé à des réformes structurelles et pédagogiques pour faire du milieu scolaire un véritable incubateur de comportements responsables.

« Aux chefs d’établissement, nous appelons à la création des comités verts scolaires actifs impliquant élèves, enseignants et parents. Aux enseignants nous suggérons l’adoption d’une pédagogie par projet ou par expérimentation autour de la santé scolaire. Aux parents et leurs comités, nous demandons la reproduction de certains gestes appris à l’école, créant ainsi une cohérence éducative », a-t-il recommandé.

Quant aux partenaires techniques et ONG, de proposer des projets pilotes innovants de sensibilisation, dans le domaine de l’hygiène scolaire.

Dans une ambiance conviviale, le chef des travaux Kapay a présenté son exposé, qui lui a valu le grade de Docteur en Ergonomie scolaire et aménagement des espaces éducatifs, avec mention «la plus grande distinction».

ACP/UKB

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