Kinshasa : le Gouvernement appelé à répondre aux préoccupations  de la population locale

Kinshasa, 15 septembre 2026 (ACP).- Un député national de Kinshasa, en République démocratique du Congo, a appelé mardi le Gouvernement à apporter des réponses concrètes aux principales préoccupations de la population locale, notamment l’insécurité, la voirie urbaine, les embouteillages et les difficultés d’accès à la nourriture, à l’occasion de la rentrée parlementaire.

« Nous amenons les desiderata de la population et nous pensons qu’il est grand temps que le Gouvernement puisse aussi se pencher sur tous ces problèmes qui rongent notre population. (…) Ici, à Kinshasa, les problèmes sont presque les mêmes. Il y a un problème d’insécurité, un problème de voirie urbaine, il y a un problème de nourriture. Donc, tous les problèmes sont toujours intacts et nous devrions trouver des solutions », a déclaré Lambert Osango.

« Nous pensons que la ville de Kinshasa, qui regorge pratiquement de 500 députés, de 100 et quelques sénateurs, des ministères et de la présidence, c’est ici qu’il faudrait absolument tout faire pour qu’il y ait amélioration des conditions de vie de la population », a-t-il ajouté.

Concernant l’examen du budget qui sera présenté par le Gouvernement, l’élu de Funa a indiqué que les députés devront, après lecture et analyse du document, déterminer les modifications ou améliorations à y apporter, en tenant compte des attentes de la population.

Le dialogue national présenté comme moyen de résoudre les divergences

Évoquant le dialogue national, Lambert Osango a estimé que l’échange et le dialogue constituent des moyens essentiels pour résoudre les divergences au sein de la société.

Il a soutenu le caractère inclusif du processus, tout en excluant de cette démarche ceux qui ont pris les armes et continuent, selon lui, à tuer la population.

« On peut avoir des problèmes, on peut avoir des divergences d’idées, mais ce n’est pas important de tuer votre propre famille », a-t-il déclaré, estimant que les différends peuvent être réglés par d’autres canaux de discussion, notamment à Doha ou aux États-Unis d’Amérique.

Pour cet élu de Kinshasa, le dialogue reste nécessaire et répond à une attente exprimée par différentes composantes de la société.

Réagissant à la marche organisée par l’opposition, Lambert Osango a reconnu à celle-ci le droit de s’exprimer, tout en estimant que les députés ont, pour leur part, le devoir constitutionnel de légiférer au bénéfice de la population.

« Nous, nous sommes des députés, nous sommes les représentants de la population. Nous avons le devoir absolument de légiférer. Tout ce que nous faisons, c’est au profit de la population », a-t-il conclu. ACP/I/K

Fil d'actualités

Publicité

Sur le même sujet