Kinshasa, 02 avril 2026 (ACP). – La visite du Président de la République démocratique du Congo (RDC), à Doha a été saluée jeudi par un analyste politique, qui a estimé qu’elle s’inscrit dans la continuité du rôle du Qatar dans le processus de consolidation de la paix, dans un entretien accordé à l’ACP.
« Je salue la visite du Président Félix-Antoine Tshisekedi à Doha où il a été reçu par l’émir du Qatar. Cette visite s’inscrit dans les démarches diplomatiques en cours qui s’alignent sur les efforts engagés pour la consolidation de la paix, dont les résultats sont attendus à moyen et long termes », a déclaré Me Patrick Kongolo, analyste politique.
Pour Me Kongolo, le déplacement du Chef de l’État congolais à Doha n’est pas un événement nouveau, car Doha a toujours été impliqué dans ce processus. Il est donc normal qu’au moment d’évaluer le chronogramme établi par Washington, Doha joue encore un rôle, d’autant plus que la RDC, ses forces armées et la rébellion du M23 avaient déjà souscrit à l’accord signé dans cette ville.
« Même si les objectifs précis de la mission ne sont pas clairement communiqués officiellement, il faut comprendre qu’il s’agit d’une continuité logique de l’implication de Doha dans la recherche de la paix. Aujourd’hui, si l’on parle de l’accord de Washington, il faut reconnaître qu’il est le fruit direct des différents voyages entrepris par le Chef de l’État », a-t-il poursuivi.
Il a fait savoir que les résultats de ces démarches ne peuvent être attendus qu’à moyen ou à long terme.
« Cela fait plus de 30 ans que cette guerre persiste, et il n’est pas réaliste d’espérer des solutions immédiates, comme par un coup de baguette magique. Il faut plutôt comprendre qu’il s’agit d’un processus progressif dans lequel chacun doit s’inscrire », a enchainé M. Kongolo.
« Le M23 est aujourd’hui en perte de vitesse, non pas grâce à la force militaire, mais en raison de l’action diplomatique du Chef de l’État. Face au manque de confiance et aux risques de trahison, il a parfois été contraint d’agir seul afin d’éviter les erreurs du passé. Les retombées existent bel et bien, mais elles doivent être comprises dans la logique d’un processus en cours », a-t-il conclu. ACP/JF

