Kinshasa: une thèse éclaire le rôle politique historique de l’Église catholique zaïroise

Kinshasa, 30 juillet 2026 (ACP).- La contribution de l’épiscopat catholique romain à la construction d’un nouvel ordre politique au Zaïre (1990-1996), aujourd’hui République démocratique du Congo,  a fait l’objet d’une thèse doctorale défendue jeudi à l’Université pédagogique nationale (UPN), à Kinshasa, capitale du pays, a constaté l’ACP.

«Nous avons modestement tenté d’apporter une réflexion scientifique susceptible d’aider le lecteur à comprendre la crise zaïroise de l’époque et à mesurer la portée du combat de l’épiscopat catholique romain en faveur du changement du paysage politique durant cette période 1990-1996)», a déclaré  Pierrot Mosengo, auteur de la thèse.

«Cette recherche retrace les principaux événements ayant marqué la Conférence nationale souveraine, les relations entre l’Église et l’État ainsi que l’évolution de la vie politique zaïroise jusqu’à la fin du régime Mobutu», a-t-il ajouté.

Sur le plan scientifique, a poursuivi le récipiendaire, cette étude constitue une modeste contribution à l’enrichissement des recherches en histoire politique portant sur les relations entre l’église et l’Etat.

«Elle propose une analyse critique de l’action politique de Mgr Laurent Mosengwo, du rôle de la Conférence Episcopale du Zaïre à la recherche de la stabilité dans la crise politique au Zaïre (1990-1996), ainsi que de l’engagement de l’épiscopat catholique», a dit M. Mosengo.

 L’auteur a  estimé que l’épiscopat catholique a joué un rôle déterminant comme force de dénonciation des dérives du pouvoir et comme acteur de médiation politique, malgré les nombreuses contraintes ayant limité son influence sur l’issue de la transition.

Selon le résumé de la thèse, l’auteur a mis en évidence l’engagement de l’épiscopat catholique comme acteur majeur de la défense des droits humains et de la promotion d’un nouvel ordre politique entre 1990 et 1996. L’étude a examiné également les limites de cette action, notamment les tensions internes à l’Église, les rapports avec le pouvoir politique ainsi que les obstacles ayant conduit à l’échec de la transition démocratique. C’est avec la mention, la plus grande distinction que le chef de travaux Pierrot Mosengo a été proclamé Docteur en Sciences historiques. ACP/ Ns/ Ka

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