Kinshasa, 25 juillet 2026 (ACP).- L’Université des sciences de l’information et de la communication (Unisic) a réaffirmé, vendredi, son rôle d’acteur incontournable du rayonnement culturel et scientifique en République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion d’une conférence de sensibilisation consacrée à l’importance du legs des archives personnelles, organisée à Kinshasa.
« La préservation de notre mémoire nationale à travers ce projet démontre que l’Unisic est plus que jamais un acteur incontournable du rayonnement culturel et scientifique de notre pays », a déclaré le prof. Espérance Bayedila, rectrice de l’Unisic.
De son côté, la directrice du Musée national de la République démocratique du Congo (MNRDC) a indiqué que l’institution conserve un riche patrimoine musical composé de plus de 450 chansons issues des différentes communautés ethniques de la RDC.
« Son rôle est d’accueillir les musiques des albums des jeunes stars de la rumba pour mieux les conserver. Au cas où elles viendraient à être perdues, le musée peut les fournir », a déclaré Marie-Laure Yaone, directrice du Musée national.
Le professeur et chercheur en histoire à l’Université de Kinshasa, Isidore Ndaywel, a souligné la nécessité de préserver les archives afin de lutter contre leur méconnaissance, leur disparition, la complaisance et le pillage. Selon lui, cette démarche est essentielle pour sauvegarder la mémoire collective à travers les archives dites « mortes » et « vivantes ».
« Pour combattre la méconnaissance, la perte des archives, la complaisance et le pillage des archives, nous devons les conserver pour ne pas perdre la mémoire, dans une catégorie d’archives mortes et vivantes », a-t-il souligné.
Prenant la parole à son tour, Paul-Louis Malembe, fils de l’ancien recteur de l’ex-Isti, devenue aujourd’hui l’Unisic, a appelé les membres de sa famille à préserver et à valoriser l’héritage laissé par le pionnier de l’école du journalisme en République démocratique du Congo.
« Je ressens la responsabilité de veiller, avec toute la famille, à préserver et à faire rayonner l’héritage moral, intellectuel et humain qu’il nous a laissé. Il nous enseignait la discipline, le respect de la parole donnée, le sens de l’effort et la persévérance », a-t-il déclaré, ajoutant que le défunt Malembe leur a appris que le savoir est une responsabilité et que la connaissance n’a de valeur que lorsqu’elle est mise au service de la société.
« Cette conviction, il ne l’a pas seulement enseignée dans les auditoires, il l’a incarnée toute sa vie. Nous avons grandi en voyant un homme passionné par son travail, profondément attaché à l’enseignement, à la recherche et à la formation de la jeunesse congolaise », a-t-il conclu
L’organisation de cette conférence sur le legs d’archives, au Musée national de la République démocratique du Congo, en partenariat avec l’Université des sciences de l’information et de la communication (Unisic), visait à promouvoir la préservation de la mémoire collective tout en rendant hommage au professeur Malembe, ancien recteur de cet établissement et figure emblématique du journalisme congolais. ACP/Y/N

