Kongo Central : un parti dénonce l’utilisation anticonstitutionnelle de l’article 64 par les armes

Kasangulu, 14 octobre 2026 (ACP).- L’utilisation anticonstitutionnelle de l’article 64 pour légitimer la conquête du pouvoir par les armes en République démocratique du Congo (RDC) a été dénoncée par un parti politique, lors d’un point de presse mercredi à Kasangulu au Kongo central (sud-ouest) du pays.

« L’article 64 ne saurait être invoqué pour légitimer la conquête du pouvoir par les armes. Cette lecture est anticonstitutionnelle et constitue une déviation grave de l’esprit du constituant. Cet article a été conçu comme un bouclier pour protéger la République contre toute confiscation du pouvoir, d’où qu’elle vienne, et non comme une arme pour justifier une insurrection ou une prise de pouvoir par la force », a déclaré Moïse Monsese, président national du parti politique ‘’Énergie Nouvelle’’.

« Notre interprétation est claire : défendre la Constitution, c’est défendre simultanément les institutions, les libertés fondamentales, la souveraineté nationale et le droit du peuple congolais à choisir librement ses dirigeants », a-t-il expliqué.

Il a estimé « qu’aucun acteur, quel qu’il soit, ne se place au-dessus de la Constitution et que l’expression de la volonté populaire passe par les mécanismes républicains prévus à cet effet ».

Pour Énergie Nouvelle, l’enjeu est de ne pas enfermer les Congolais dans un choix binaire.

Face à cette impasse, Moïse Monsese a proposé une alternative qu’il présente comme une troisième voie, articulée autour de quatre piliers, à savoir : la vigilance citoyenne organisée, la responsabilité des institutions, un dialogue national inclusif et des réformes démocratiques.

« L’article 64 doit unir les Congolais autour de la République, et non devenir un instrument de division ou de conquête politique », a-t-il conclu.

ACP/ Sita (SP)

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