Kinshasa, 18 août 2025 (ACP)-La désignation d’un consul à Goma, capitale martyre de la province du Nord-Kivu, encore sous occupation rwandaise, en République démocratique du Congo, préoccupe le mouvement politique Le Centre, selon qui cette nomination viole les règles diplomatiques établies, a-t-on lu sur son compte X consulté lundi par l’ACP
« Les relations entre Etats sont essentiellement déterminées par des rapports de force et par un équilibre qui fonde le respect mutuel. En procédant à cette nomination, les autorités kényanes savaient pertinemment que, au-delà des règles diplomatiques, cela ouvrirait un débat, compte tenu de la situation actuelle à Goma. Cette décision prise par le Président Kenyan, William Ruto, énerve non seulement le bon sens, mais viole aussi les règles diplomatiques », a écrit Germain Kambinga, président du mouvement politique le Centre.
Selon lui, cet acte, loin d’être naïf, doit être analysé avec la rigueur qu’il exige. « Il en va de notre survie en tant que nation souveraine. Ceux qui nous gouvernent en cette période difficile sont donc invités à tirer les conclusions qui s’imposent
en apportant une réponse ferme à cette provocation », a-t-il soutenu.
Pour Germain Kambinga, une simple demande d’annulation de cette nomination devrait être formulée, étant donné que Goma n’est pas en état de recevoir un consul général accrédité sans l’aval des autorités légitimes de la RDC, dont le siège des institutions est à Kinshasa.
Appel à soutenir les institutions établies
Dans le même registre, le ministre honoraire de l’Industrie en RDC en a appelé dans son tweet, à un soutien tout azimut aux institutions du pays d’autant plus qu’elles sont le seul et dernier rempart contre le chaos.
« Pourquoi défendre les institutions démocratiques, même si l’on est critique de la
gouvernance ou d’une autre obédience politique ? Parce qu’elles sont notre seul rempart
contre le chaos », a-t-il mentionné.
Et de renchérir : « si une rébellion armée venait à triompher, la RDC ferait face à deux dangers majeurs : •La vassalisation de notre pays et la domination rwandaise ; •Le retour à un pouvoir illégitime. Ce serait un désastre national. Le coup d’Etat ou la
prise de pouvoir par la force ne sont pas des solutions. Ils mènent à l’instabilité, au recul
démocratique, et à la souffrance du peuple. J’ai choisi la patrie. J’ai choisi la démocratie. Et je vous invite à faire de même. Car, seule la démocratie nous permettra de réaliser nos ambitions et nos rêves, pour nous-mêmes et pour la nation ».
ACP/Célestin Lutete

