Kinshasa, 27 mai 2026 (ACP).-Quel avenir pour la presse en République démocratique du Congo ? C’est la question se posent de nombreux d’observateurs ? En fait, l’histoire de la presse congolaise s’était inscrite à l’encre de l’excellence. Au lendemain de l’accession du pays à l’indépendance, le paysage médiatique avait été façonné par des figures de proue dont le talent et la rigueur analytique restaient gravés dans les mémoires. Des pionniers tels que Philippe Kanza, Joseph Ileo, Joseph Mbungu de la Présence Congolaise ou encore Makoso du Courrier d’Afrique ont su donner leurs lettres de noblesse au journalisme de l’époque.
Sous la Deuxième République, cette tradition d’excellence s’est consolidée avec l’émergence des signatures redoutables et de communicateurs hors pair. Les noms de Thy René Essolomwa Nkoy ea Linganga avec Elima, de Paul Bondo Nsama de Salongo ou encore les figures de l’audiovisuel public et des institutions nationales comme Dominique Sakombi Inongo, Alphonse Mavungu à la RTNC et le Grand Philippe Elebe ma Ekonzo à l’Agence Congolaise de Presse (ACP) résonnent encore comme les symboles d’une époque où la force des mots s’alliaient à la profondeur de l’analyse. Ces journalistes par la puissance de leur style parvenaient à captiver, à étonner et à éduquer un lectorat exigeant.
*La transition douloureuse : le vide des compétences et le défi technique*.
Aujourd’hui le constat est plus nuancé ; ces figures titulaires ont pour la plupart, tiré leur révérence laissant derrière elles un vide macabre, difficile à combler. Le journalisme d’antan, caractérisé par une investigation méticuleuse et une culture générale des religieux catholiques semble s’étioler, mieux s’effriter. Le secteur souffre actuellement d’un déficit : matériel et humain. D’une part, le manque d’équipements modernes fragilise la production de l’information. D’autre part, la relève qu’elle soit issue des écoles de journalisme ou formée sur le tas par le biais de l’autodidactisme, peine encore à retrouver ses repères et à satisfaire pleinement l’attente d’un public en quête de tout savoir. Les » véritables plumes » se comptent désormais sur les doigts de la main, au sein d’un paysage médiatique atomisé où l’immédiateté prime parfois sur la vérification.
*L’ère du Net et la résistance qualitative des géants publics*
Face à la rareté et au déclin de la presse écrite traditionnelle au format papier, le public et les professionnels se tournent massivement vers le réseau mondial. Le Net est devenu le nouveau terrain privilégié du jeu , mais aussi de confrontation de l’information. Dans ce panorama mouvant, deux institutions étatiques continuent de faire office de stabilité et de références éthiques : la RTNC et l’Agence Congolaise de Presse. Malgré les turbulences, l ‘ACP maintient son rang de grossiste et de fournisseur de ‘nouvelles reconnu tant pour la rigueur managériale que pour le travail de fourmi de ses reporters sur le terrain.
*Le grand saut de l’ACP dans le multimédia !*
Traverser les turbulences de l’histoire sans perdre son cap est le propre des grandes institutions. L’Agence Congolaise de Presse,grossiste de l’information en RDC en est aujourd’hui la preuve vivante.Face aux mutations structurelles d’un paysage médiatique en perpétuelle réinvention, le média public ne se contente plus de résister: il se réinvente sous l’impulsion d’un leadership jeune audacieux et résolument tourné vers l’avenir. Au cœur de cette renaissance, un tandem managérial insuffle une dynamique nouvelle. Le Directeur général Bienvenu-Marie Bakumanya et son adjoint Jean-medard Liwoso incarnent cette rupture constructive. Leur ambition ? Transformer le modèle économique et éditorial de l’Agence pour l’ancrer définitivement dans le XXIeme Siècle.
*Rentabilité et rayonnement*.
L’innovation majeure de cette gouvernance repose sur une transition audacieuse : le passage d’une production traditionnellement axée sur le support papier à un écosystème entièrement multimédia. Dans la vision managériale actuelle, le bulletin physique, autrefois fleuron de l’Agence mais aujourd’hui lourd et géographiquement limité, doit progressivement céder la place au numérique. Ce choix ne relève pas d’un simple effet de mode, mais d’une rigoureuse logique commerciale et stratégique. Le numérique abolit les frontières, réduit les coûts de production, et de distribution , selon Bakumanya et, offre une réactivité immédiate. En diversifiant ses produits(vidéo,infographie, podcasts, dépêches en temps réel) ,l’ACP ne fait pas que moderniser son image; elle maximise sa
rentabilité et optimise son potentiel commercial face à une clientèle de professionnels de médias de plus en plus exigeante. Sur le terrain le sérieux et la rigueur scientifique du travail accompli par cette jeune équipe administrative et rédactionnelle forcent le respect.
*L’équation sociale et réalités budgétaires*
Cependant la modernisation d’une institution de l’envergure de l’ACP ne se mesure pas seulement à la performance de ses serveurs ou à la rapidité de ses flux d’information. Elle se joue également sur le front du capital humain. Sur ce point, la volonté de la haute direction est sans équivoque : améliorer les conditions de vie et de travail des agents et cadres de l’ACP demeure une priorité absolue, inscrite au cœur de leur projet de gestion.Le management actuel est pleinement conscient que le bien -etre social est le carburant de l’excellence professionnelle. Pourtant, le pragmatisme impose un constat lucide : la volonté politique et managériale se heurte bien souvent à la dure réalité de la modecité des moyens financiers disponibles. Innover, moderniser et restructurer une Agence nationale dans un contexte de restructurations budgétaires relève d’un véritable tour’ de force. C’est ici que réside le mérite de l’ équipe Bakumanya – Liwoso.
En dépit de l’étroitesse des marges de manœuvres financières, les jalons d’une gestion humaine et transparente sont déjà posés en envisageant les recettes propres grâce au virage numérique,la direction s’emploie à créer pas à pas la richesse nécessaire qui permettra, à terme de répondre plus adéquatement aux attentes sociales du personnel. Une chose est certaine,le cap fixé, le sérieux est de mise et les fondations d’une Agence moderne rentable et sociale sont solidement ancrées.
Tabasenge

