La RDC déterminée à transformer ses ressources naturelles en leviers de prospérité

Kinshasa, 22 juillet 2026 (ACP).- Le Président de la République démocratique du Congo (RDC), s’est dit déterminé à faire des ressources naturelles du pays, un levier de transformation, de stabilité et de prospérité, lors d’un débat public de haut niveau du Conseil de sécurité de l’ONU à New York (USA).

«La République démocratique du Congo prend aujourd’hui la parole avec la gravité d’un pays éprouvé par l’histoire, mais aussi avec la confiance d’une nation qui se relève, assume son destin et entend mettre son immense potentiel au service de la paix, du développement et de la coopération internationale. Notre ambition est claire : faire de nos ressources naturelles non plus une source de vulnérabilité, mais un levier de transformation, de stabilité et de prospérité », a déclaré au nom du Chef de l’Etat, Thérèse Kayikwamba, ministre congolaise des Affaires étrangères.

Le Chef de l’Etat congolais a affirmé que la RDC constitue un pays solution, tant pour la transition énergétique mondiale grâce à ses minerais critiques que pour la lutte contre le changement climatique à travers le bassin du Congo. Il a également soutenu que son pays contribue à la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire de l’Afrique grâce à ses ressources en eau, à son potentiel hydroélectrique et à ses vastes terres arables, ainsi qu’à la préservation de la biodiversité mondiale en raison de son patrimoine naturel exceptionnel.

Selon lui, ces atouts peuvent également favoriser l’industrialisation de l’Afrique, à condition que les ressources soient davantage transformées localement afin de générer de la valeur ajoutée, des emplois et des compétences.

« Mais pour que la RDC joue pleinement son rôle, elle doit être en paix et pour que cette paix soit durable, il faut tarir les sources économiques de la guerre. Voilà pourquoi le débat qui nous réunit aujourd’hui dépasse le seul cadre congolais. Il est africain, il est mondial, il concerne les pays producteurs comme les pays consommateurs, les institutions internationales comme les organisations régionales, les acteurs économiques comme les générations futures. Car nous sommes liés par les mêmes chaînes d’approvisionnement, les mêmes défis climatiques et la même exigence de sécurité et de dignité », a insisté le Président Tshisekedi dans son discours lu par la ministre des Affaires étrangères.

Il a, à cette occasion, expliqué que sa démarche ne vise ni à opposer les pays producteurs aux consommateurs, ni à créer de nouvelles divisions, mais plutôt à promouvoir une approche fondée sur l’interdépendance, avant d’estimer que la sécurité des chaînes d’approvisionnement, la stabilité des États producteurs et le développement des populations locales sont des éléments indissociables.

D’après le Chef de l’Etat congolais, une chaîne d’approvisionnement ne peut être véritablement sécurisée que si elle repose sur l’équité, tandis qu’un partenariat durable doit être équilibré et qu’une transition énergétique légitime doit respecter les droits et la dignité des peuples fournisseurs des ressources nécessaires à sa mise en œuvre.

La RDC soutien la création d’un groupe d’amis de la gouvernance des ressources naturelles

Vue des participants au Conseil de sécurité

« Les préoccupations légitimes des états doivent être entendues car, une doctrine commune ne se construit pas par l’imposition ni par la division, mais par le dialogue, par la confiance et la recherche des convergences. C’est pourquoi mon pays soutien la création d’un groupe des amis de la gouvernance des ressources naturelles réunissant les états intéressés des Nations unies, les organisations régionales, les institutions financières internationales, les pays producteurs et consommateurs, les acteurs économiques responsables ainsi que la société civile », a proposé le Président Tshisekedi.

Il a, par ailleurs, précisé que ce groupe d’ami aura pour mission de maintenir un dialogue permanent, de partager les bonnes pratiques, de renforcer les mécanismes existants et de formuler progressivement des propositions pragmatiques visant à mieux intégrer les enjeux liés aux ressources naturelles dans l’action des Nations unies.

« Tel est l’esprit de la démarche que nous proposons : une approche qui respecte la souveraineté des états, renforce leur gouvernance, protège les populations, responsabilise les marchés et fait des ressources naturelles non plus des vecteurs de conflits, mais les fondations d’une paix durable », a conclu le Chef de l’Eta congolais.

Ce débat de haut niveau, présidé par la ministre congolaise des Affaires étrangères, a été consacré à la gouvernance des ressources naturelles. Les représentants de plusieurs pays ont pris part à cette rencontre, notamment ceux du Royaume-Uni, de la Colombie, de la Grèce et de l’Angola. ACP/ I/A/Y/N

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