Kinshasa, 15 octobre 2026 (ACP).- La République démocratique du Congo ne peut se libérer en pactisant avec ceux qui contribuent à son malheur, a indiqué le président de l’Alliance des Congolais pour le développement social (ALCDS), dans une déclaration publiée vendredi, en marge de la création d’un mouvement politico-militaire dirigé par l’ex-président Kabila.
« En ma qualité de président de l’ALCDS, je tiens à exprimer ma profonde préoccupation face à la création d’une nouvelle plateforme politique présentée comme un cadre de reconquête de la nation, à l’initiative de l’ancien président Joseph Kabila, aujourd’hui accusé par les autorités congolaises d’entretenir des liens avec la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon les déclarations du gouvernement congolais et plusieurs rapports internationaux. Le Congo ne se libère pas en pactisant avec ceux qui contribuent à son malheur », a déclaré Adrien Kasambue, cité dans le document.
Il a remis en question les motivations de cette initiative politique, qu’il estime devoir être examinée à la lumière de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, évoquant notamment les massacres, les déplacements massifs de populations et les souffrances des habitants de cette partie du pays.
« Comment comprendre qu’à peine deux ou trois années après les massacres, les déplacements massifs de populations et les souffrances indicibles imposées aux populations de l’Est de la RDC, une nouvelle initiative politique soit lancée par des acteurs dont le rôle dans cette crise suscite de graves interrogations ? Que cherche réellement Joseph Kabila ? Que veut son allié, Paul Kagame ? Que veulent leurs alliés africains, européens et asiatiques dont on préfère taire leurs noms? », s’est-il interrogé.
Le responsable de l’ALCDS a également fait référence au mouvement politique « Sauvons le Congo », mis en place à Nairobi, dont il juge les résultats insuffisants au regard des attentes suscitées auprès de certains opposants congolais, avant d’estimer que le patriotisme ne doit pas être instrumentalisé au profit d’ambitions personnelles ou d’intérêts étrangers.
Adrien Kasambue a, à cette occasion , appelé les Congolais à la vigilance face aux initiatives susceptibles de compromettre la souveraineté nationale et la paix.
« Le peuple congolais n’a pas besoin d’une nouvelle aventure politique construite sur la confusion, les calculs de pouvoir et les souffrances de ses propres citoyens. Il a besoin de paix, de justice, de sécurité, de dignité et du respect absolu de son intégrité territoriale », a-t-il insisté.
S/T : L’ALCDS appelle à la vigilance et à la défense de la souveraineté nationale
Le président de cette organisation a exhorté la communauté internationale à soutenir les aspirations du peuple congolais à la paix et à la défense de sa souveraineté par des voies pacifiques, diplomatiques et politiques.
Il a, par ailleurs, souligné que la coopération internationale et les partenariats avec la RDC doivent reposer sur le respect mutuel, de son intégrité territoriale et de ses lois, rejetant toute forme d’occupation des territoires congolais, d’exploitation illégale des ressources naturelles et d’exactions contre les populations.
« Nous demandons à la communauté internationale de comprendre une réalité fondamentale : le peuple congolais veut défendre sa souveraineté par des voies pacifiques, diplomatiques et politiques, et non être entraîné dans des entreprises qui ne font que prolonger les tueries et de légitimer les groupes armés. La République démocratique du Congo demeure ouverte au dialogue, à la coopération internationale et aux partenariats fondés sur le respect mutuel », a martelé M. Kasambue.
S’adressant aux forces politiques, aux organisations de la société civile et à la jeunesse congolaise, le président de l’ALCDS a appelé à la vigilance démocratique, à la solidarité nationale et à la mobilisation citoyenne pour préserver l’avenir du pays.
Il a enfin insisté sur la nécessité de privilégier la paix, la justice, la sécurité et la dignité des populations, affirmant que la République démocratique du Congo appartient à son peuple et que la défense de sa souveraineté doit demeurer une priorité nationale.
ACP/Kik.

