Kinshasa, 16 janvier 2021 (ACP).- Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a assisté, samedi, au culte interreligieux d’action de grâce concélébré, à l’esplanade du Mausolée Mzee Laurent-Désiré Kabila, par les évêques catholique, protestant, orthodoxe et de hautes personnalités religieuses salutiste, kimbanguiste et des églises de réveil, à l’occasion du 20ème anniversaire de l’assassinat, à Kinshasa, de feu le Président Laurent- Désiré Kabila.
Plusieurs hautes autorités du pays, à savoir le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilukamba, les membres du bureau de l’Assemblée nationale, du Sénat, du gouvernement, des officiers généraux des FARDC et de la PNC ainsi que des compagnons de feu Mzee Laurent- Désiré Kabila, ont assisté à la cérémonie.
L’ex- première dame, Olive Lembe Kabila, la sœur jumelle de l’ancien Président, Jaynet Kabila et plusieurs membres de la famille biologique de Mzee Laurent-Désiré Kabila, ont également été de la partie.
A la fin du culte, le Chef de l’État, accompagné de quelques uns de ses collaborateurs, est allé se recueillir au Mausolée Mzee Laurent Désiré Kabila avant d’y déposer sa couronne de fleurs sur laquelle on pouvait lire « Le Président de la République ».
C’est la toute première fois qu’un Président de la République en exercice vienne rendre hommage au deuxième héros national en RDC. Laurent-Désiré Kabila, affectueusement appelé Mzee, est né le 27 novembre 1941 à Likasi, dans la province du Katanga. A l’âge de16 ans, il était déjà très actif et présent dans les mouvements associatifs et politiques.
Le 24 décembre 1967, il fonde le Parti de la Révolution Populaire (PRP) pour mieux organiser la lutte contre les anti-valeurs des antis-nationalistes.
Le 17 mai 1997, après 7 mois de lutte, Mzee a gagné son pari de libérer le pays tout entier jusqu’à la capitale.
Pendant 3 ans et 8 mois, Mzee Laurent-Désiré Kabila, 3 ème Président de la RDC, est resté fidèle à sa doctrine de Révolution-pardon parce qu’il était convaincu que la vérité et la réconciliation entre le passé et le présent étaient une étape essentielle pour la réconciliation nationale à travers le débat national.
Héros national, Mzee est resté attaché à son serment de «Ne jamais trahir le Congo» jusqu’à son dernier jour.
La prière d’ouverture du culte a été dite par Claude Mbay, Vicaire de l’église orthodoxe. L’Imam Moussa Rashid, représentant légal-adjoint de la Communauté islamique en RDC a, quant à lui, fait une prière avant de livrer le message de sa communauté. «Mort, Mzee Laurent Désiré Kabila est bien vivant parmi nous. D’abord parce qu’un martyr ne meurt pas. Ensuite parce qu’il respire à travers les idées et les enseignements qu’il a légués au peuple congolais», a-t-il dit dans ce message, ajoutant que
Mzee Laurent Désiré Kabila est encore vivant dans la lutte qu’il a menée en vue de l’édification d’une République démocratique, unie, forte et prospere.
En ce qui concerne les lectures bibliques, la première a été faite par Mgr Simon Nzinga Malika, Évêque général, président national de l’Union des églises indépendantes et la deuxième par le révérend Mududu Dompaulu, représentant légal, premier suppléant de l’Eglise kimbanguiste.
Dans la prière d’intercession, l’évêque général Sony Kafuta Rockman, représentant légal de l’Eglise du réveil au Congo a exhorté le peuple congolais à garder et conserver les acquis de la lutte salvatrice «fondée sur les grandes valeurs du patriotisme et du nationalisme nous léguées par ceux de nos compatriotes qui ont payé de leur sang pour que triomphent la démocratie, la justice, la paix et le travail».
Prenant la parole au nom de la famille Mzee Laurent-Désiré Kabila, l’ambassadeur Mugalu, ancien chef de la maison civile de l’ancien Président, Joseph Kabila, a remercié le Chef de l’État pour avoir assisté a ce culte religieux, ce qui, a-t-il dit, a consolé toute la famille.
Il a rappelé, en passant, la «passion extraordinaire» que Mzee avait insufflée aux Congolais pour leur patrie, avant de louer son patriotisme, son énergie et sa force pour une autoprise en charge, notamment en créant une monnaie forte, le Franc congolais, sans recourir à une quelconque aide extérieure. ACP/CL/KJI

