Rome, 03 Septembre 2026 (ACP).- L’égalité des genres consacrée dans la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC) est considérée comme un principe susceptible d’inspirer particulièrement de nouvelles générations futures, a confié jeudi à l’ACP, un juriste italien.
« La Constitution de la République démocratique du Congo (RDC) se distingue par son engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, un principe susceptible d’inspirer les nouvelles générations congolaises », a déclaré Angelo Lucarella, avocat italien, expert en Droits fiscal et constitutionnel, ainsi qu’en dynamique européenne.
Structurant le texte fondamental congolais autour de trois piliers essentiels, à savoir : la justice, la paix et le travail, il a également accordé une importance particulière à l’égalité et à la culture.
« En RDC, on trouve une formule constitutionnelle particulièrement significative à l’article 14 : l’égalité entre les hommes et les femmes au sein des institutions et l’objectif politico-programmatique d’éliminer définitivement les violences faites aux femmes », a-t-il déclaré.
M. Angelo a relevé que l’approche congolaise va au-delà de certaines dispositions observées ailleurs. « Alors qu’en Italie l’article 3 consacre l’égalité formelle et substantielle, et qu’en Turquie l’article 10 met l’accent sur l’égalité effective entre les sexes, la Constitution congolaise érige la promotion de l’égalité de genre et la lutte contre les violences faites aux femmes en objectifs explicites de l’action publique », a-t-il expliqué.
L’expert italien a également souligné l’importance accordée à la culture et à la lutte contre l’analphabétisme, considérée comme un devoir national. Pour lui, ces principes offrent à la jeunesse congolaise un cadre juridique propice à l’émergence d’une société plus inclusive, où l’égalité des sexes constitue un moteur de développement, de justice sociale et de progrès démocratique.
Sur le plan culturel, a-t-il indiqué, il existe un important pont constitutionnel, bien qu’imaginaire entre l’Italie, la Turquie et la RDC. « En Italie, la culture est promue comme un facteur de développement à l’article 9, tandis qu’en Turquie, la diffusion de la culture ne peut être orientée vers une modification de la dimension démocratique et républicaine à l’article 27. Par ailleurs, la Constitution congolaise inclut, à l’article 44, un objectif politique et programmatique important, tel que la lutte contre l’analphabétisme, considérée comme un devoir national », a-t-il poursuivi.
Pour son intervention à l’activité culturelle italo-turque à Lecce, liée à la Fashion Week et à l’inauguration, dans le cadre de cet événement, elle a portée sur des anecdotes et des points communs entre les deux nations en matière de culture, d’histoire et de traditions.
ACP/MBE

