Kinshasa, 06 mars 2026 (ACP).- Les médias de la République démocratique du Congo ont été appelés, vendredi, à accorder plus d’espaces aux enfants, par l’Ambassadeur spécial pour les Droits de l’enfant, lors d’un entretien à l’occasion de la Journée internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants.
«Nous appelons aux patrons de presse et des médias de donner l’accès aux enfants dans leurs médias. Car à ce jour, deux enfants sur 10 seulement accèdent aux médias dans les grandes villes», a déclaré Thierry Kasongo, l’Ambassadeur spécial pour les droits de l’enfant et master coach du Parlement francophone pour adolescents.
«Dans les pays comme le Sénégal, Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, par exemple, lors de cette journée, des milliers de chefs d’entreprises audiovisuelles et même de la presse écrite, laissent aux enfants la production et la présentation du journal parlé et télévisé, et c’est à titre exceptionnel que ses enfants deviennent des vedettes de la télévision. Ils présentent des émissions des débats sur des thématiques liées à la santé de l’adolescent et les compétences en vie courante», a-t-il expliqué.
M. Thierry Kasongo a déploré le fait qu’en RDC, l’espace n’est accordé aux enfants dans les médias que le jour de Noël et de la fête de nouvel an afin de présenter les vœux à leurs familles. « Cette situation nous préoccupe au sein du Parlement francophone pour adolescents, voilà qui justifie la formation régulière des enfants dits journalistes dans les écoles », a-t-il dit.
«Sur l’ensemble du pays, 2 % des enfants sur 10 participent activement et animent des émissions pour enfants dans la capitale et 0,5 % sur 10 dans les territoires et provinces. Donc, le taux d’accès reste très faible et cela nécessite l’implication des Directeurs de programme qui doivent tenir compte des enfants, lors de la réalisation des grilles des programmes», a-t-il rappelé.
Selon lui, les médias congolais aiment parler que des politiciens, alors qu’il y a des enfants dits journalistes formés capables d’animer des émissions sur des questions et thématiques essentielles.
Par ailleurs, il a appelé le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) ainsi que les organes de contrôle pour censurer et fermer des médias sans contenus. ACP/ODM

