Kinshasa, 4 juin 2026 (ACP).- Le recours aux sources sanitaires officielles, aux autorités compétentes et aux équipes de riposte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, a été recommandé jeudi aux professionnel des médias avant la diffusion des informations sur cette maladie, selon un communiqué reçu à l’ACP.
« Le texte recommande notamment le recours aux sources sanitaires officielles, aux autorités compétentes, aux équipes de riposte et à la Task Force gouvernementale chargée du suivi de l’épidémie. Il interdit formellement la diffusion de rumeurs, de chiffres non confirmés, de témoignages non recoupés ou de contenus susceptibles d’entretenir la peur, la confusion ou la désinformation au sein de la population », a-t-on lu dans le communiqué du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC).
« À travers cette directive, le CSAC exige des médias audiovisuels, de la presse écrite, des médias en ligne, ainsi que des journalistes, animateurs, chroniqueurs, influenceurs et responsables éditoriaux, une vérification systématique de toute information relative à Ebola avant sa diffusion ou son partage », a ajouté la source.
« La liberté d’informer demeure garantie, mais elle doit s’exercer dans le strict respect de la vérité, de la dignité humaine, de l’ordre public, de la responsabilité sociale des médias et du droit du public à une information exacte, vérifiée et utile », a rappelé le CSAC dans sa directive.
Constant préoccupant sur la diffusion des informations non vérifiées

Les membres du CSAC
« Cette décision fait suite à un constat préoccupant partagé avec le Gouvernement concernant la diffusion d’informations non vérifiées, inexactes, alarmistes ou sensationnelles sur l’évolution de l’épidémie, les modes de transmission du virus, les zones affectées, les statistiques sanitaires ainsi que les mécanismes de prise en charge des patients », a indiqué le document du CSAC.
Selon la source, le régulateur insiste également sur le respect de la dignité humaine et de la vie privée des personnes malades, suspectées d’être contaminées, guéries ou décédées. « Informer sans affoler, sensibiliser sans stigmatiser, alerter sans manipuler », tel est le principe mis en avant par le CSAC pour accompagner les efforts de lutte contre l’épidémie.
Ce document a prévu également l’obligation pour tout média ayant diffusé une information erronée ou insuffisamment vérifiée de procéder à une rectification publique dans les meilleurs délais, avec une visibilité équivalente à celle accordée à l’information initiale.
Le CSAC avertit que le non-respect de ces dispositions pourra entraîner des sanctions prévues par la législation en vigueur et les textes internes de l’institution. Le Secrétariat exécutif national ainsi que les coordinations provinciales ont été exhortés à veiller sur l’application stricte de cette directive sur l’ensemble du territoire national.
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