Kinshasa, 11 septembre 2023 (ACP).- Une délégation de journalistes de la République démocratique du Congo (RDC), a sollicité lundi, à Kinshasa, l’implication du ministre de la Communication et médias, pour la libération de leur confrère Stanis Bujakera arrêté depuis vendredi dernier, a constaté l’ACP.
« Nous sommes venus dire au Ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya, notre peine de voir notre confrère Stanis Bujakera être privé de sa liberté. Cette situation nous afflige énormément et nous lui avons demandé de faire de son mieux pour que notre confrère puisse recouvrer sa liberté », a déclaré Israël Mutala, président de l’association des Médias d’informations en ligne de la RDC (MILRDC), porte-parole de la délégation.
Il a ajouté : « s’il y a de charges contre lui, qu’il puisse comparaître en homme libre », expliquant que la liberté de la presse est un droit constitutionnel qui, selon lui, doit être préservé par tous les services de la République.
Le président de MILRDC a fait remarquer que l’organisation des professionnels de médias tient au respect du « principe constitutionnel de droit d’informer ».
Par ailleurs, le ministre Muyaya a réitéré son engagement à continuer à faire le suivi du dossier, dans le cadre de la séparation des pouvoirs, afin de parvenir à son dévouement, avant d’expliquer qu’ « il s’agit d’une question qui relève pleinement de la compétence judiciaire ».
Le journaliste Stanis Bujakera est accusé d’avoir diffusé de fausses informations dans un article publié par Jeune Afrique sur l’assassinat de l’ancien ministre des Transports, Cherubin Okende.
Ce dernier est détenu dans les locaux du commissariat provincial de la police de Kinshasa depuis la soirée du vendredi, le journaliste congolais Stanis Bujakera a été auditionné lundi pendant de longues heures à deux reprises par la commission qui enquête sur le meurtre d’Okende, avant d’être transféré au parquet de grande instance de la Gombe.
Il est accusé également de propagation de faux bruits mettant en cause les renseignements militaires dans l’assassinat de Cherubin Okende.
La délégation était composée notamment des membres de l’Union nationale de la presse congolaise (UNPC), de l’association nationale des éditeurs du Congo, de l’association des correspondants des médias étrangers et de l’association des médias en ligne du Congo.
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