L’UDPS prédit à l’ex-président Kabila la même fin que Jonas Savimbi

Kinshasa, 13 octobre 2026 (ACP).- Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti au pouvoir en République démocratique du Congo (RDC), Augustin Kabuya, a prédit mardi à l’ancien Président Joseph Kabila un sort similaire à celui de l’Angolais Jonas Savimbi, lors d’un échange avec Christophe Mboso, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale.

« Si je parlais que Kabila va finir comme Savimbi, vous savez, en 1997, 1998, mais je parle de 1997, à l’arrivée de l’AFDL, Jonas Savimbi avait défié la communauté internationale. Aujourd’hui, Kabila l’a fait », a déclaré M. Kabuya.

« Puisqu’aujourd’hui, Kabila s’entête et défie la communauté internationale, bon, voyons voir ce que l’avenir va nous réserver », a-t-il ajouté, établissant un parallèle entre la situation de l’ancien Chef de l’État congolais et celle de l’ancien dirigeant de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita).

Pour le secrétaire de l’UDPS, les développements de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC ont confirmé les avertissements antérieurement formulés par le Président Félix Tshisekedi concernant le rôle de son prédécesseur.

« Je pense que ce n’est pas une surprise. Le premier citoyen congolais, la première institution de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi, l’avait déjà dit devant les caméras. Il y a certaines personnes qui ne voulaient pas croire à son message. Mais aujourd’hui, nous sommes tous rattrapés par l’histoire… Voire même Corneille Nangaa, lors d’une interview, avait signifié au monde entier que Kabila est leur chef. Il n’était que marionnette de Kabila. Et aujourd’hui, Kabila a décidé de récupérer son poste. C’est ce qu’il a fait », a-t-il soutenu.

Abordant les informations relatives aux changements de direction au sein du M23-AFC, Augustin Kabuya a affirmé que les responsables de sa formation politique avaient été informés de cette évolution, contrairement, selon lui, à ceux qui s’appuient uniquement sur les réseaux sociaux.

De son côté, M. Mboso, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, a estimé que la situation d’un ancien Chef de l’État devenu rebelle constituait un fait exceptionnel dans l’histoire politique africaine.

« Un ancien Chef d’État qui devient rebelle, je dirais, c’est une grande première dans l’histoire du monde, dans l’histoire des pays africains », a-t-il déclaré, saluant les avertissements antérieurs du Président Tshisekedi.

« Je crois que nous pouvons dire aujourd’hui que le Président Tshisekedi est un prophète. Il l’a fait prévenir un an avant et aujourd’hui, un an après, ça, c’est réel », a-t-il ajouté.

ACP/PM

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