Kinshasa, 2 juin 2026 (ACP).- Les premiers cas de guérison de la maladie à virus Ebola, de souche Bundibugyo, ont été communiqués lundi, au President de la République démocratique du Congo (RDC), par le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), lors d’une audience à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, selon la Présidence congolaise.
« J’ai deux bonnes nouvelles : la guérison de cinq premiers malades d’Ebola et la construction d’un centre de traitement de 60 places à Bunia», a déclaré le docteur Tedros Adhanom le directeur général de l’OMS, à l’issue de l’entretien avec le Président de la République Félix Tshisekedi.
D’après lui, les témoignages des survivants démontrent que les Centres de traitement Ebola (CTE) ne sont pas des mouroirs, mais des lieux de guérison.
« Ces cinq cas guéris suivaient des soins au Centre médical évangélique (CME) de Bunia, en Ituri. Les patients ont bénéficié d’un traitement symptomatique optimisé qui a favorisé leur rétablissement. Toutes ces personnes guéries sont des infirmiers, dont une femme. Elles avaient attrapé le virus d’Ebola en plein exercice de leur métier« , a indiqué Tedros Adhanom.
Les échanges avec le Chef de l’Etat ont aussi porté sur les efforts nationaux de riposte à l’épidémie d’Ebola due à la souche Bundibugyo et de l’expertise congolaise mondialement reconnue dans la lutte contre ce virus.
« Le docteur Tedros Adhanom a reconnu que la RDC possède l’expertise de terrain la plus avancée au monde dans la lutte contre le virus Ebola, forgée à travers la gestion de 17 épidémies successives depuis la découverte du virus sur son sol en 1976« , a fait savoir la source.
Le Directeur général de l’OMS, a fustigé également les restrictions de voyage et de fermeture des frontières adoptées par certains États qui nuisent à la transparence qui permet de sauver des vies, en décourageant le partage rapide des données épidémiologiques. Il a réaffirmé le soutien de son Organisation aux efforts de mobilisation des ressources engagés par le Gouvernement congolais.
« Pour vaincre la propagation de la souche Bundibugyo, la stratégie nationale de riposte a permis notamment d’assurer une surveillance épidémiologique et un traçage rigoureux des contacts, un déploiement de kits de protection individuelle (masques, combinaisons étanches, et d’intrants médicaux) vers les zones touchées, des contrôles sanitaires stricts, ainsi qu’une mobilisation communautaire pour faire respecter les gestes barrières« , a conclu la source. ACP/

