Mai-Ndombe : l’exploitation du bois d’œuvre à Yumbi objet d’une thèse à Kinshasa

Kinshasa, 27 mai 2026 (ACP).- L’état des lieux de l’exploitation du bois d’œuvre et ses conséquences sur l’écosystème forestier à Yumbi, dans la province du Mai-Ndombe (sud-ouest) de la République démocratique du Congo), a fait l’objet d’une soutenance de thèse doctorale, mercredi à l’Université pédagogique nationale (UPN), à Kinshasa.

« Cette thèse porte sur les Acteurs et les facteurs d’exploitation du bois d’œuvre en RD Congo. Nous dégageons ainsi les impacts de la dégradation de l’écosystème forestier de la région de Yumbi dans la province de Maï-Ndombe. (…) Cette recherche vise à comprendre la diversité d’acteurs dans l’exploitation du bois d’œuvre de l’espace forestier de Yumbi et les incidences qui en découlent sur la dégradation rapide de l’écosystème forestier des environs de Yumbi », a déclaré le chef de travaux Taylor Ilolo, auteur de la thèse.

« Les impacts perceptibles de l’exploitation du bois d’œuvre sur les écosystèmes forestiers seraient la perte de la biodiversité, des essences des bois, dégradation des sols, déforestation accrue, perturbation des éléments climatiques, etc. Mais en contrario, cette même activité impact sur la création des emplois, le développement des équipements socioéconomiques, les infrastructures, etc. », a-t-il ajouté, avant de préciser que les divergences d’intérêts et de systèmes de référence entre les acteurs, sont à l’origine des conflits graves de gestion des espaces forestiers.

Le récipiendaire a souligné que la zone d’étude fait partie de la cuvette centrale du Congo et est comprise entre la latitude 1, 55° Sud et la longitude 16, 34° Est et s’étend sur 2.549 Km².

Plaidoirie pour l’agroforesterie et la planification à 10 ans

Pour freiner la dégradation, l’impétrant a préconisé la pratique de l’agroforesterie sur les espaces dégradés, la création de plantations pour les essences menacées, et l’instauration d’espaces de dialogue entre communautés afin d’apaiser les conflits.

Intitulée ‘’Acteurs et facteurs Fexploitation du bois d’œuvre en RD Congo, impact de la dégradation de l’écosystème forestier dans la région de Yumbi’’, cette étude a martelé sur la nécessité d’impliquer les populations locales, dont l’usage des ressources naturelles repose sur une base socioculturelle.

Elle a, en outre, proposé un aménagement forestier passant par un inventaire qualitatif et quantitatif des essences, planifié sur 5 à 10 ans et mené par une équipe pluridisciplinaire incluant les autochtones.

Après débat et délibération, Taylor Ilolo a été proclamé docteur en Sciences avec mention « grande distinction ».

ACP/UKB

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