Kinshasa, 9 avril 2026;(ACP)-Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, vient de reconnaître publiquement Nkamba (située à 71km de mbanza-ngungu dans la province de kongo-central et à 216km de la capitale Kinshasa) comme ville sainte.
L’histoire universelle des religions et des États démontre que cette démarche s’inscrit dans une tradition légitime et cohérente.
Il est parfois surprenant de constater à quel point les débats contemporains oublient les leçons du passé. La reconnaissance de Nkamba comme ville sainte par le Chef de l’État ne constitue ni une rupture ni une anomalie ; elle s’inscrit au contraire dans une longue tradition où le politique vient consacrer une réalité spirituelle déjà établie dans les faits.
Les critiques adressées à cette initiative semblent donc ignorer un principe fondamental : l’État a toujours accompagné, voire officialisé, des faits religieux lorsqu’ils participent à l’identité et à la cohésion nationales. L’exemple de Rome est à cet égard emblématique. Ville sainte pour l’Église catholique, elle est aussi au cœur de Vatican, entité souveraine reconnue internationalement depuis les Accords du Latran. Ici, la dimension spirituelle et la reconnaissance politique coexistent harmonieusement.

Ce parallèle éclaire la situation congolaise. Nkamba n’est pas une invention politique. Elle est, depuis des décennies, le cœur spirituel du Kimbanguisme, un lieu de pèlerinage reconnu à l’échelle mondiale. Des milliers de fidèles y convergent chaque année, convaincus de fouler une terre sacrée. Donc le Président de la République ne crée aucune sacralité. Plutôt, il constate, entérine et donne une reconnaissance institutionnelle à une réalité déjà profondément ancrée dans la conscience collective.
Pourquoi, dès lors, refuser au Président Tshisekedi une prérogative qui s’inscrit dans cette logique universelle ? Pourquoi contester une décision qui vise à valoriser un patrimoine spirituel national, à renforcer l’identité culturelle et à promouvoir un site de rayonnement international ?
Au fond, le débat gagnerait en sérénité si l’on prenait le temps de consulter l’histoire avant de réagir. Reconnaître Nkamba comme ville sainte n’est pas une dérive. Mais c’est affirmer une part essentielle de l’âme congolaise. Et sur ce point, la vision du Chef de l’État apparaît moins comme une audace que comme une évidence.
Par Guillaume Modimola Myande
De la Cellule de communication du Président de la République.
ACP/C.L.

