Plaidoyer pour l’amélioration de la politique salariale des enseignants en RDC

Kinshasa, 30 avril 2026 (ACP). – La synergie des syndicats des enseignants de la République démocratique du Congo (Synecat) a plaidé, jeudi, pour l’amélioration de la politique salariale des enseignants, lors d’une activité organisée au Centre Bondeko, dans la commune de Limete, à Kinshasa, à l’occasion de la Journée nationale de l’enseignement, célébrée le 30 avril de chaque année.

« Nous demandons au gouvernement congolais un salaire minimum de 500 dollars américains, et ce salaire doit être équitable pour les enseignants de toutes les provinces de la République démocratique du Congo. Cela s’inscrit dans la logique du lancement des travaux sur la politique salariale par le Président de la République en avril 2025 et n’a jusqu’à ce jour aucune résolution », a declaré Jean-Bosco Puna, porte-parole du Synecat.

Selon lui, la célébration de cette journée s’est déroulée dans un climat de méditation et d’inquiétude, notamment en raison du non-paiement des enseignants pour le mois d’avril.

Il a également indiqué que les syndicats ont procédé à une évaluation du système éducatif national et formulé plusieurs recommandations à l’endroit du gouvernement de la République démocratique du Congo.

« Les enseignants réunis à ce jour, ont relevé des insuffisances dans la mise en œuvre de la stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation, censée améliorer l’accès, la qualité et la gouvernance du système éducatif. Malgré certains progrès, ces efforts n’ont pas permis de rendre le système suffisamment performant et compétitif »,a-t-il ajouté.

Face à cette situation, il a recommandé au gouvernement de la RDC notamment la valorisation de la fonction enseignante ; la mise en place d’une politique salariale incitative, garantissant des salaires et primes équitables et réguliers ;l’uniformisation des rémunérations sur toute l’étendue du territoire .

 » la mécanisation des enseignants non encore pris en charge ainsi que le paiement des enseignants NP ; la sécurisation des enseignants, particulièrement dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu », a-t-ilpoursuivi. .

En conclusion, la synergie des syndicats appelle le gouvernement à prendre en compte ces revendications afin de permettre aux enseignants d’aborder sereinement la prochaine année scolaire. À défaut, préviennent-ils, le démarrage de celle-ci pourrait être compromis.
ACP/C.L.

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