Kinshasa, 03 décembre 2025 (ACP).- La Première ministre de la République démocratique du Congo a pris l’engagement de veiller à l’intégration de la politique nationale de l’Enfant dans la planification nationale et dans le budget, lors de la clôture de l’atelier national de validation de la Politique nationale de l’Enfant, tenue mercredi à Kinshasa.
« Je prends l’engagement de veiller à l’intégration de cette politique nationale de l’Enfant dans la planification nationale et provinciale, afin de la faire figurer au budget et de suivre la prévention et l’augmentation de ses parts dans tous les secteurs sociaux liés à l’enfant », a déclaré Judith Suminwa, Première ministre.
La Cheffe du Gouvernement a, en outre, rappelé la gravité de la situation des enfants dans les zones de conflit, un défi auquel le programme d’actions de son gouvernement (PAG) entend répondre par le renforcement de la sécurité et la protection des civils.
« Nos enfants sont victimes de violences, d’abus, d’exploitation. Cette situation ne peut laisser indifférent aucun dirigeant », a-t-elle dit, avant de préciser : « le Gouvernement renouvelle un pacte moral avec chaque enfant, qu’il vive en milieu urbain ou rural, en zone de paix ou de crise ».
Pour Micheline Ombae, ministre du Genre, famille et Enfant, la validation de cette politique nationale de l’enfant constitue un « acte de souveraineté ». Elle a appelé à une mise en œuvre opérationnelle, en lien avec le PAG sur l’accès à l’éducation, à la santé et à la protection sociale.
« Une politique ne change pas une vie tant qu’elle n’entre pas dans les écoles, tant qu’elle ne protège pas dans les familles et tant qu’elle ne soigne pas dans les hôpitaux », a-t-elle indiqué.
Daniella Metila, un enfant-reporter de Kinshasa, a plaidé pour une mise en œuvre effective de ladite politique nationale.
« Nous exigeons que la politique soit vraie, appliquée et juste dans tous les territoires », a dit l’élève de 17 ans.
Le Conseil national de l’Enfant s’engage
Par ailleurs, le Coordonnateur du Conseil national de l’Enfant (CNE) a rappelé la longue attente qui s’est concrétisée ce jour, montrant le caractère historique de l’événement.
« La mise en place du Conseil national de l’Enfant, nous l’avons attendue pendant plus de 16 ans. Et la politique nationale de l’enfant, nous l’avons attendue 38 ans », a-t-il rappelé.
Le Coordonnateur du CNE a ainsi paraphé la lettre d’engagement pour la mise en œuvre de la politique, geste symbolique marquant l’adhésion officielle du Conseil. Le document a ensuite été remis à la ministre du Genre qui, à son tour, l’a transmis à la Cheffe du Gouvernement, illustrant l’engagement de l’Exécutif national.
De son côté, l’Unicef a réitéré son appui à l’opérationnalisation de la politique nationale de l’enfant, un soutien qui rejoint l’approche de partenariat préconisée par le PAG pour la réalisation des objectifs de développement. La Représentante adjointe de cette agence onusienne chargée de défendre les droits des enfants a affirmé qu’« une politique n’est pas seulement un outil ; c’est un levier de transformation ». ACP/

