Kinshasa, 18 juillet 2025 (ACP).- Le renforcement des mécanismes de promotion et protection des droits d’électeurs face à la technologie, au processus électoral en République démocratique du Congo, a été recommandée vendredi à Kinshasa, lors de la présentation de note 5 portant sur technologie électorale en RDC.
«Compte tenu des défis que pose l’usage des technologies électorales, il est indispensable de renforcer les mécanismes de promotion et de protection des droits des électeurs face aux technologies électorales pour la garantie existante afin de mieux protéger les électeurs et de favoriser leur participation éclairée», a déclaré Jean-Baptiste Ndundu, auteur et défenseur de droit humain.
«L’usage des technologies dans les élections peut potentiellement renforcer la confiance entre les parties prenantes si leur transparence, leur fiabilité et leur accessibilité sont garanties par des lois, des règlements et des mécanismes institutionnels renforcés. Cependant, ces outils ne sauraient se substituer à une communication proactive, inclusive et adaptée aux réalités du terrain», a-t-il d’ajouter.
Jean-Baptiste Ndundu a relevé, au cours de cette présentation de note cinq (5) portant sur technologie électorale en RDC: un progrès ou menaces pour les électeurs, organisée par l’Institut congolais de recherche (Ebuteli), quelques leviers pour l’amélioration de processus électoral en RDC, dont l’institutionnalisation d’un cadre légal clair sur l’usage des technologies électorales, notamment les machines à voter.
Renforcement du mécanisme de protection des droits des électeurs
Le défenseur de droit humain a estimé que le renforcement du mécanisme de protection des droits des électeurs et le cadre légal actuel garantissent certains droits fondamentaux des électeurs. Cependant, a-t-il souligné, leur protection demeure incomplète et nécessite d’être consolidées.
M. Ndundu a expliqué que parmi les aspects essentiels à renforcer figurent le secret du vote, la protection de la vie privée, la sécurisation des renseignements individuels et l’égalité devant le suffrage.
Pour lui, face aux nombreuses interrogations que suscite l’usage des technologies, il est impératif de créer un cadre de concertation permanent entre les différentes parties prenantes, afin d’assurer un suivi rigoureux de leur déploiement et d’anticiper les risques.
«Aujourd’hui en RDC, l’organisation de ce cadre de concertation relève de la responsabilité du président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). L’un des principaux enjeux de cette concertation serait de vérifier que les innovations technologiques servent bien à garantir l’intégrité du processus électoral et non à légitimer des stratégies de contrôle politique», a-t-il martelé.
L’intégration des technologies dans le processus électoral en RDC représente à la fois une avancée et un défi démocratique, car il permet d’améliorer l’efficacité et la sécurité de vote.
ACP/ODM

