Kinshasa, 22 mars 2026 (ACP).- Une proposition de loi portant principes fondamentaux de la non intégration des ex-rebelles dans les institutions de la République démocratique du Congo a été déposée au bureau de l’Assemblée nationale, a-t-on appris samedi de l’auteur de la démarche législative.
« J’ai déposé la proposition de loi portant principes fondamentaux sur la non intégration des ex-rebelles dans la gestion du pays et des institutions, dans le seul souci de sécuriser notre pays et ses institutions. Nous ne pouvons pas continuer à récompenser ceux qui ont tué, ceux qui ont fait recours aux armes », a déclaré le député national Trésor Mutiki, auteur de la proposition.
« Je pense que nous devons verrouiller notre système de sécurité et nos installations pour empêcher les ennemis de la République de venir prendre des postes comme ce fut le cas dans des régimes précédents », a-t-il ajouté.
Pour lui, la réconciliation n’est pas synonyme de l’impunité et de la tolérance des exactions commises au pays. « Nous ne pouvons pas accepter de siéger avec ceux qui ont violé, tué, assassiné sans pitié des milliers de Congolais ; des hommes, des femmes et des enfants innocents au nom de la réconciliation nationale comme si cela était une voix par excellence pour accéder au pouvoir. Jamais, et plus jamais cela », a-t-il dit.
Le député Mutiki a fait savoir que cette démarche vise à stopper l’élan de ceux qui recourent aux armes et à la rébellion pour accéder au pouvoir.
« Nous devons stopper l’élan de ceux qui pensent que pour avoir un poste en RDC, il faut prendre les armes », a martelé cet élu du territoire de Mwenga au Sud-Kivu, dans l’est du pays. ACP/C.L.

