Kinshasa, 03 septembre 2026 (ACP).– Les agents et cadres de l’Agence congolaise de presse (ACP), média public de la République démocratique du Congo (RDC), ont été renforcés en compétences professionnelles pour améliorer leur travail quotidien, lors d’une formation organisée jeudi à Kinshasa, la capitale.
« Donc il s’agit de renforcer nos compétences professionnelles pour améliorer le travail au quotidien. C’est vraiment ça l’objectif, c’est de nous remettre à niveau et être compétitif dans notre Corporation. Donc c’est nécessaire, d’abord, pour que nous puissions maîtriser notre communication », a déclaré Ali Kalonga, président du Conseil d’Administration de l’ACP.
Selon lui, cette mise à niveau devait permettre aux professionnels de renforcer leurs compétences et de rester compétitifs dans leur corporation, tout en renforçant la maîtrise de la communication et la sécurisation des informations, en raison du caractère stratégique de l’agence et de la multiplication des sources d’information.
Le comité de gestion de l’ACP
« C’est déjà un premier objectif et puis nous sommes un organisme stratégique. Nous devons savoir comment sécuriser les informations que nous diffusons », a-t-il ajouté, avant de préciser qu’il s’agit d’une remise à niveau. « Périodiquement vous savez dans notre profession, il est de bon usage de se remettre un peu en question pour avoir nos capacités », a-t-il insisté.
Cinq modules au cœur de la formation
Par ailleurs, l’expert-formateur Delly Kazadi a expliqué que la formation avait été conçue, à la demande du président du conseil d’administration de l’ACP, autour de cinq modules destinés non seulement aux journalistes, mais également aux chefs de rédaction et aux responsables opérationnels.
« L’idée c’était de dire, est-ce qu’il y a deux, trois, quatre, cinq modules qu’on peut mettre ensemble pour permettre aux gens qui travaillent pour l’ACP, pas seulement les journalistes. Il y a des chefs des rédactions. Il y a aussi des gens qui sont des dirigeants opérationnels », a-t-il indiqué.
Les cinq modules portent notamment sur la communication, le réseautage, la gestion du temps et des projets, les objectifs et ressources, ainsi que la sécurité de l’information.

Photo de famille des participants
Pour le premier module consacré à la communication, l’expert a insisté sur l’adaptation du discours au profil des interlocuteurs et sur la qualité des échanges professionnels entre collègues. « Comment est-ce que vous communiquez avec vos collègues? Qu’est-ce que vous transmettez comme information ? C’est important ça et puis, surtout, quel est le profil des gens à qui vous parlez en fonction des profits, des gens à qui vous parlez, vous devez aligner votre discours », a-t-il expliqué.
Concernant le réseautage, M. Kazadi a mis en avant son utilité dans le travail journalistique, notamment pour l’accès aux sources. « Parce que si on a un bon réseau entre les journalistes, on peut avoir de bonnes sources. On peut faire du bon travail », a-t-il relevé.
La gestion du temps et des projets constitue également un axe de la formation. L’expert a affirmé que la bonne organisation du temps devait permettre aux agents de mieux planifier et gérer leurs projets. « Donc, ici on va pas demander aux gens d’avoir des cadences de 15 minutes mais c’est de dire : Voilà comment je divise mon temps et comment je les gère », a-t-il indiqué.
Le cinquième module consacré à la sécurité de l’information a porté notamment sur la protection des sources, des documents confidentiels, des systèmes informatiques et des équipements utilisés dans le cadre professionnel.
« Enfin, la sécurité de l’information, vous êtes une agence de presse. Si vos sources fuitent. Si vous avez des virus dans votre système informatique. Si vous avez de la documentation qui est confidentielle. On va donner des exemples ici », a-t-il déclaré.

Les participants appelés à mettre les acquis en pratique
Un participant a salué l’utilité de cette formation, particulièrement, sur la compréhension du langage non verbal et la sécurité de l’information.
«Je voudrais exprimer une joie immense par rapport à cette formation. Elle est tellement bénéfique, qui apporte beaucoup dans notre opacité en ce qui concerne l’information », a déclaré Ali Mbuyi.
Il a relevé l’importance de comprendre le langage corporel dans les échanges avec les interlocuteurs. «Cette formation, nous permet enfin de comprendre les langages du non-dit », a-t-il indiqué, estimant qu’au-delà des paroles, le journaliste doit également être attentif au langage corporel exprimé par son interlocuteur.
De son côté, le PCA a également annoncé une évaluation des acquis dans trois mois, avec l’objectif de constater une amélioration concrète du travail produit par l’ACP. « Nous attendons une amélioration. Bien sûr, nous cherchons à atteindre la perfection. Et la perfection c’est l’idéal », a conclu M.Kalonga. ACP/Bi/Lu/ Ng

