Kinshasa, 16 mars 2026 (ACP).- L’Applicabilité de la décentralisation en République Démocratique du Congo (RDC) et ses incidences socio-politiques sur le développement de la ville de Kinshasa, capitale du pays, a fait l’objet d’une soutenance de thèse doctorale, samedi, à l’Université pédagogique nationale (UPN).
« Aux termes de notre étude intitulée : Applicabilité de la décentralisation en République Démocratique du Congo et ses incidences socio-politique sur le développement de la ville de Kinshasa. Il a été question de faire un diagnostic sur l’effectivité du processus de décentralisation actuel et d’examiner les défis auxquels la ville de Kinshasa fait face pour son développement après quatre cycles électoraux, et ce dans le cadre de la réforme administrative et territoriale initiée par le constituant du 15 février 2006 », a déclaré le chef de travaux Thierry Bungudi, auteur de la thèse.
« L’option levée par le constituant de 2006 en faveur de la décentralisation a opéré un choix politique en faveur d’une stratégie de développement à partir des entités locales. Cela suppose une prise de conscience de la situation politique et économique réelle de notre pays et son impact sur le vécu quotidien de la part des autorités du pouvoir central, qui sont tenues de se départir de toute velléité centralisante et de procéder au transfert effectif de pouvoir et compétence aux organes locaux », a-t-il ajouté.
Le récipiendaire a relevé que les processus de décentralisation actuels en RDC sont émaillés de beaucoup d’incertitudes dont certaines sont liées à la faiblesse de l’Etat et d’autres au refus de transférer les compétences aux entités administratives, lesquelles empêchent justement l’aboutissement heureux du processus.
Cette étude a soutenu que le développement de la RDC passe avant tout, et ce, de manière inéluctable, par celui des entités territoriales décentralisées qui constituent le cadre spatial de répartition et de l’exercice de compétence entre l’Etat et lesdites entités.
« D’où la nécessité de procéder au transfert des compétences entre les responsables politiques, les institutions centrales et celles du niveau provincial et local », a conclu le récipiendaire.
Après débat et délibération, Thierry Bungudi a été proclamé docteur en science politique avec mention « la plus grande distinction ».
ACP/JF

