Kinshasa, 1er juillet 2026 (ACP).- Un soutien à une ‘’éventuelle’’ révision de la Constitution dans le respect des procédures légales a été exprimé par des prêtres de l’archidiocèse de Kananga, dans le Centre de la République démocratique du Congo(RDC), selon undocument consulté mercredi par l’ACP.
« Nous, prêtres de l’archidiocèse de Kananga, conscients de nos responsabilités historiques et pastorales vis-à-vis de notre patrie, la RDC, (…)soutenons le changement éventuel de la Constitution de 2006, le cas échéant, s’il suit tout moyen légal par lequel il peut être possible », a-t-on lu.
Dans leur mise au point, les prêtres signataires de ce document ont estimé que le message publié le 19 juin par la Conférence épiscopale nationale du Congo(Cenco) ne constitue ni un décret, ni un acte ayant force obligatoire.
« La déclaration des évêques de la Cencodu 19 juin 2026 n’est ni un décret, ni un arrêté, encore moins une décision, mais un message dont les signataires n’ont aucune prétention de s’ériger en une institution de la République », ont-ils fait remarquer, avant d’appeler les jeunes de Kananga et de l’ensemble du pays à la retenue, au respect des responsables ecclésiastiques et à la protection des biens de l’église.
« Nous exhortons vivement les jeunes de la ville de Kananga et de la République à la retenue (…). Nous invitons tous les Congolais au respect du personnel ecclésiastique établi à leur service », ont-ils écrit.
Enfin, les signataires ont invité les compatriotes à soutenir les actions du Président de la République, qu’ils ont jugées « concrètes et palpables » en faveur de l’unité nationale et de la tolérance.
« Nous exhortons tous nos chers compatriotes à l’amour du pays et de l’église (…) ainsi qu’au soutien des actions du Président de la République, lesquelles actions sont concrètes et palpables à Kananga et à travers toute la République », ont conclu les prêtres.
Dans ce document, les auteurs ont , par ailleurs, rappelé que la révision ou le changement de la Constitution est conforme à la Constitution, en s’appuyant sur l’article 218, qui dispose que l’initiative de la révision constitutionnelle appartient concurremment au Président de la République, au Gouvernement, à chacune des deux chambres du Parlement ainsi qu’à une fraction du peuple congolais.
ACP/B

