Kinshasa, 17 octobre 2026 (ACP).- Des sanctions exemplaires contre les responsables du détournement des fonds destinés aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été réclamées, samedi, par un acteur politique, lors d’un entretien à Kinshasa.
« Nous devons prendre conscience que tous les Congolais doivent s’unir pour sauvegarder les intérêts du pays, faire en sorte que les sanctions contre tous ceux qui dilapident les fonds destinés à l’armée puissent être exemplaires », a déclaré François-Xavier Beltchika, président national du Congrès des démocrates pour le progrès social (CDPS).
Pour ce membre de l’Union sacrée de la Nation (USN), plateforme présidentielle, cette prise de conscience collective doit permettre de mettre fin aux comportements individuels et collectifs préjudiciables aux intérêts nationaux, afin d’adopter une attitude à la hauteur des enjeux actuels.
« De ce fait, nous mettrons fin à la distraction individuelle et à la distraction collective pour afficher le comportement qu’il faut en relation avec l’importance des événements », a-t-il insisté.
Des positions politiques prévisibles
Abordant la situation politique et sécuritaire dans la région, François-Xavier Beltchika, président national du CDPS, a estimé que la posture de l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, était prévisible au regard de l’évolution des événements.
« Je suis surpris de constater l’étonnement affiché par le leader d’opinion qui s’étonne de voir Hippolyte Kanambe, alias Joseph Kabila, être aujourd’hui numéro un d’un mouvement politique », a-t-il souligné.
Selon lui, cette évolution marque, à ses yeux, la fin d’une stratégie consistant à nier les liens présumés entre certains acteurs régionaux et les mouvements armés opérant dans l’Est de la RDC.
« La réalité est que Kanambe et Paul Kagame sont contraints de mettre fin à la politique d’autruche qu’ils jouaient jusqu’à présent, l’un en niant que les mouvements rebelles tels que le M23 sont ses créatures, et l’autre en essayant de montrer qu’il est légaliste et qu’il est pour l’intérêt et l’intégrité territoriale de notre pays », a poursuivi le président national du CDPS.
Des sanctions internationales évoquées
François-Xavier Beltchika a également évoqué les déclarations du président rwandais, Paul Kagame, concernant le Mouvement du 23 mars (M23), ainsi que les sanctions internationales visant l’ancien chef de l’État congolais et certains membres de sa famille.
« Aujourd’hui, coincé par les sanctions internationales, lui-même et les membres de sa famille, il est obligé de jouer le tout pour le tout et de se mettre à l’avant-plan pour essayer de sauver les meubles », a-t-il dit au sujet de Joseph Kabila.
Dans son analyse, le président national du CDPS a établi un lien entre plusieurs mouvements armés ayant opéré en République démocratique du Congo et le Rwanda, qu’il accuse de soutenir ces groupes.
« Voilà pourquoi nous disons que la réalité qui nous montre que les mouvements armés, AFDL, RCD, CNDP, M23, premier module, M23 deuxième module, AFC et aujourd’hui FRN, tous sont des mouvements à la solde du Rwanda. Conséquence, c’est plutôt nous qui devons prendre conscience », a-t-il conclu.
François-Xavier Beltchika figure parmi les anciens collaborateurs d’Étienne Tshisekedi, l’un des fondateurs de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et figure historique de l’opposition congolaise, au sein de laquelle il a occupé des responsabilités politiques.
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