Kinshasa, 20 juillet 2026 (ACP).- Le dialogue national annoncé en République démocratique du Congo(RDC), constitue avant tout un instrument de gouvernance destiné à renforcer le consensus républicain et à consolider les institutions légitimes, a indiqué un analyste politique, lors d’un échange lundi avec l’ACP.
« Le dialogue national constitue avant tout un instrument de gouvernance destiné à renforcer le consensus républicain, à consolider les institutions légitimes et à rechercher des solutions durables aux défis auxquels la nation est confrontée », a indiqué Jean-Aimé Mbiya, analyste politique.
Selon lui, l’ouverture du Président Félix Tshisekedi au dialogue national relève de sa responsabilité constitutionnelle de garant des institutions et ne remet nullement en cause les principes fondamentaux de la République.
Le contexte sécuritaire, diplomatique et institutionnel que traverse actuellement la RDC, a indiqué cet analyste politique, justifie la recherche d’un consensus national, à condition que celui-ci respecte la Constitution, la souveraineté nationale et l’État de droit.
Pour Jean Aimé Mbiya, l’ouverture au dialogue ne saurait être interprétée comme une concession sur les fondements de l’État. « La souveraineté nationale, l’intégrité territoriale, l’unité de l’État et le respect de la Constitution ne peuvent faire l’objet d’aucune négociation », a-t-il martelé.
M. Mbiya considère que le dialogue doit consolider les institutions et favoriser la réconciliation nationale, sans légitimer la violence armée comme mode d’accès aux responsabilités publiques.
L’analyste a également précisé que le succès du dialogue va dépendre de la crédibilité du médiateur ainsi que d’une définition claire des parties prenantes.
« Le médiateur idéal doit être accepté par toutes les parties sans réserve majeure quant à son indépendance », a-t-il relevé.
L’auteur a estimé par ailleurs que les récentes déclarations du président rwandais, Paul Kagame sur les liens entre Kigali et le M23-AFC relancent le débat sur la nature de ce mouvement armé et sur les acteurs appelés à prendre part au dialogue.
Selon lui, il importe de distinguer le dialogue politique entre Congolais des mécanismes diplomatiques et sécuritaires destinés à mettre fin au conflit dans l’Est du pays. ACP/P M

