Kinshasa, 28 juillet 2026 (ACP).- La marche imposée mardi à Bukavu, au Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), par les rebelles du M23-AFC, a connu un échec total, a affirmé un acteur de la société civile locale dans une déclaration transmise à la presse.
« Le petit nombre de personnes visibles à la marche était composé d’enfants, de vendeurs ambulants de jus et d’eau en bouteilles. D’autres ont été contraints d’y participer sous peine de sanctions dans leurs organisations, marchés et shops, tandis que certains sont des hommes et des femmes qui aspirent à des postes au sein de ce mouvement rebelle. D’autres encore ont été payés pour la cause, et certains seraient même venus du Rwanda voisin pour augmenter le nombre », a déclaré cet acteur de la société civile de Bukavu, qui a requis l’anonymat.
La société civile remercie plus de 99,9 % de la population de Bukavu qui s’est abstenue de prendre part à cette marche, une preuve qui selon lui, montre à la face du monde que plus personne ne veut du M23-AFC et du Rwanda sur le sol congolais.
L’auteur de la déclaration a fait savoir que les routes de Bukavu étaient désertes depuis la matinée. Selon lui, la population a dit non aux rebelles rwandais et à leurs alliés du M23-AFC, qu’il qualifie d’assoiffés de sang et de richesses congolaises.
« Quand le peuple veut marcher, ils disent qu’il y a Ebola et une situation sécuritaire instable. Quand ils veulent tromper la vigilance de la communauté internationale, ils oublient tout. Ils se servent également d’anciennes images pour tromper », a-t-il déploré.
Cet acteur a, à cette occasion, invité la population de Bukavu à rester sereine, car tôt ou tard, le Rwanda et ses rebelles quitteront le sol congolais, sauf ceux qui y laisseront leur peau.
Appel au Chef de l’Etat et à la communauté internationale
« Nous demandons au Président Félix Tshisekedi de tout faire pour écarter les criminels du dialogue à venir et, au besoin, de changer la Constitution si cela peut contribuer au retour de la paix », a-t-il proposé.
La société civile demande également à la communauté internationale de durcir les sanctions contre ce mouvement et ses responsables, et de ne céder à aucune de leurs revendications afin de ne pas favoriser le mal.
Depuis plusieurs mois, des organisations de la société civile dénoncent des pressions exercées sur les populations vivant dans les zones sous contrôle rebelle, notamment lors d’activités politiques ou de mobilisation publique ACP/

