Kinshasa, 3 septembre 2025 (ACP).- La gratuité de l’enseignement primaire public en République démocratique du Congo (RDC) a été réitérée mercredi comme un principe constitutionnel « intangible, irréversible et non négociable », trois jours après la rentrée scolaire, par la ministre de l’Éducation nationale, dans un communiqué publié sur son compte X.
« En cette rentrée scolaire, pleinement effective sur l’ensemble du territoire national, le ministère de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté tient à réaffirmer avec vigueur que, la gratuité de l’enseignement primaire public est un principe constitutionnel intangible, irréversible et non négociable. En aucun lieu de la République, il n’est permis de remettre en cause cette avancée historique », a-t-on lu.
« En conséquence, aucun frais ne peut être exigé aux parents d’élèves du primaire public ; toute dérogation à ce principe constitue une rançon injuste et inconstitutionnelle, étrangère à l’État », a ajouté la source. Le communiqué a, en outré, précisé que le gouvernement « assure pleinement, sur tout le territoire national, le financement des frais de fonctionnement, des salaires et des primes liés à la mise en œuvre effective de la gratuité pour tous les enseignants, bureaux gestionnaires et établissements concernés ».
La ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, avait rappelé le 1er septembre, lors de la rentrée scolaire, que la gratuité de l’enseignement primaire public a permis à des millions d’enfants supplémentaires de retrouver le chemin de l’école, tout en soulignant les progrès réalisés dans l’intégration des technologies dans le système éducatif, notamment lors de la correction de l’examen d’État.
« Au cours des dernières années, nous avons accompli des progrès significatifs qui témoignent de notre engagement envers l’éducation. La gratuité de l’enseignement primaire public a permis à des millions d’enfants supplémentaires de retrouver le chemin de l’école, ouvrant ainsi des perspectives d’avenir à des milliers de familles auparavant exclues de l’éducation », avait-elle dit. ACP/

